L’Iran revendique le contrôle de cette voie maritime, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et il prend régulièrement pour cible des navires qui s’y aventurent sans son autorisation en longeant les côtes omanaises.
Washington impose en retour un blocus des ports iraniens et escorte des pétroliers le long de cette route, alors que les négociations entre les deux pays sont dans l’impasse.
Mercredi soir, « un grand pétrolier qui tentait de franchir le passage interdit au sud du détroit d’Ormuz a pris feu après avoir heurté une mine et a été immobilisé », ont indiqué les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l’Iran, cités par l’agence Fars.
Dans un incident distinct, « un autre superpétrolier a été immobilisé par un violent incendie tandis qu’il quittait la partie orientale du détroit », ont-ils ajouté, précisant qu’un remorqueur venu à son secours avait également pris feu.
L’armée iranienne a ensuite signalé que trois autres pétroliers avaient été touchés dans la journée après avoir percuté des mines, selon les médias d’Etat.
Les agences de sécurité maritime n’ont pas confirmé cette série d’incidents, alors que Washington assure de son côté avoir en grande partie déminé le détroit.
L’agence britannique UKMTO a simplement signalé qu’un pétrolier avait été touché par « deux projectiles non identifiés » au large de la côte nord du Qatar, dans le Golfe, sans fournir de précisions sur d’éventuels dégâts ou victimes.
Cette zone se situe à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest du détroit d’Ormuz.
Les Gardiens de la Révolution ont par ailleurs affirmé jeudi avoir pris le contrôle de deux drones américains de type Lucas dans l’espace aérien iranien.
Le Lucas est un drone kamikaze à longue portée à bas coût ressemblant au Shahed-136 iranien, dont il est directement inspiré.




