La piraterie somalienne connaît un regain, avec au moins 15 attaques signalées depuis avril, soit le nombre le plus élevé depuis 2013.
Il s’agit du troisième bateau de pêche iranien à être arraisonné au large des côtes somaliennes depuis juillet.
Le navire, baptisé Azini, a été saisi à 09h00 GMT le 29 octobre au large des côtes somaliennes, entre les villes côtières de Bandar Beyla et Xaafun, dans la région semi-autonome du Puntland (nord-est), selon une alerte du Centre de la sécurité maritime de l’UE pour l’océan Indien (MSCIO).
Des responsables de la sécurité au Puntland ont confirmé les faits à l’AFP, indiquant que huit hommes armés originaires d’une zone côtière isolée près de Bandar Beyla ont mené l’attaque.
« Il y avait deux gardes somaliens à bord, mais les pirates étaient supérieurs en nombre et les ont maîtrisés », a indiqué un responsable de la sécurité.
« Ils pêchaient près des côtes, ce qui les a rendus vulnérables », selon lui.
Une deuxième source sécuritaire a indiqué que 21 membres d’équipage, à l’exception des deux gardes somaliens, se trouvaient à bord, tandis que le MSCIO n’a pas précisé leur nombre.
Quatre autres hommes armés sont ensuite montés à bord du navire, portant le nombre total de pirates à 12, ont indiqué des responsables de la sécurité.
« Après avoir pris le bateau de pêche, ils se sont dirigés plus au large », a déclaré un responsable de la sécurité du Puntland.
Le MSCIO a mis en garde contre le fait que le navire pourrait être utilisé comme « navire-mère » pour mener « d’autres attaques de piraterie ».




