Les marins ont été débarqués ce week-end via le port de Galle, situé à 115 kilomètres au sud de Colombo, ont indiqué des responsables.
Le ministère des Affaires étrangères du Sri Lanka a confirmé avoir coordonné le transfert des marins iraniens nécessitant des soins urgents, du navire vers la terre ferme.
« Nous avons coordonné ce transfert et rempli nos obligations humanitaires », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Thushara Rodrigo. « Les frais ont été pris en charge par l’ambassade d’Iran. »
Près d’une dizaine de pétroliers iraniens vides sont à l’ancre près du port de Galle, où une frégate iranienne, l’Iris Dena, a été coulée par un sous-marin américain en mars, causant la mort de 104 marins.
La marine sri-lankaise a secouru 32 marins iraniens à bord de la frégate, tandis qu’un deuxième navire de la marine iranienne a cherché refuge à Trincomalee (nord-est).
Les pétroliers iraniens et d’autres navires marchands se trouvent dans une situation incertaine, incapables de regagner leur port d’attache en raison d’un blocus américain.
Le Sri Lanka insiste sur le fait que les pétroliers se trouvent dans les eaux internationales, où ils bénéficient de la liberté de navigation.
Selon des responsables de la défense, l’armée sri-lankaise a déployé des avions de reconnaissance et des patrouilleurs pour surveiller les navires situés au-delà des 12 milles nautiques des eaux territoriales du pays.
De nombreux navires marchands iraniens ont mis le cap vers l’est en direction du détroit de Malacca et de Singapour en raison des sanctions américaines, tandis que quelques-uns demeurent à proximité des eaux sri-lankaises, ont précisé les autorités.




