Si cette menace à l’encontre de ces alliés de l’Otan se concrétisait, elle créerait une situation de tension tout à fait inédite pour l’Alliance atlantique, le pays en étant le pilier ayant recours à des sanctions pour s’emparer d’un territoire rattaché à l’un de ses partenaires, État souverain et démocratique.
Dans un long message, le président américain a laissé éclater sa colère contre le Danemark et d’autres alliés européens des Etats-Unis ayant déployé ces derniers jours des troupes dans cet immense territoire de l’Arctique.
« Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Et d’accuser: « ces pays, qui se livrent à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable ».
Cette escalade verbale s’accompagne d’une menace de nouveaux droits de douane pouvant aller jusqu’à 25% à l’encontre de ces huit nations afin que « cette situation potentiellement périlleuse prenne fin ».
Ces droits de douane s’appliqueraient « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland », a affirmé Donald Trump.
Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, le républicain évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait « d’une manière ou d’une autre », pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.
« Après des siècles, il est temps pour le Danemark de le rendre – la paix mondiale est en jeu! La Chine et la Russie veulent le Groenland, et le Danemark ne peut rien y faire », a encore réaffirmé samedi le président américain.
Le même jour, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi au Danemark et au Groenland pour dénoncer les ambitions territoriales du républicain.




