Une interdiction de circuler pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, non accompagnés d’un adulte exerçant l’autorité parentale, sera en vigueur de 20H00 dimanche (00H00 lundi GMT) à 06H00 lundi matin (10H00 GMT), selon un arrêté préfectoral.
Cette mesure vise « avant tout à protéger les mineurs qui pourraient se trouver sur les lieux de violences », a expliqué le préfet Thierry Devimeux dans un communiqué.
Dans la nuit de samedi à dimanche, de multiples barricades enflammées ont été érigées et « plusieurs commerces et entreprises ont été vandalisés voire détruits », détaille la préfecture.
Au cours des heurts, les forces de sécurité ont essuyé des jets de projectiles et des « tirs d’armes à feu », blessant trois policiers.
Les forces de l’ordre ont constaté la présence de « nombreux mineurs au sein des groupes d’émeutiers », a indiqué M. Devimeux.
Le préfet a condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptable », ajoutant qu’ils constituaient des délits qui « ne sauraient être confondus avec l’expression pacifique de revendications ».
Cet embrasement intervient dans un climat de forte tension dans l’archipel antillais. Depuis mercredi, un collectif hétéroclite, baptisé « Nou las Palé » (« Fatigués de parler » en créole), bloque des axes routiers majeurs pour dénoncer la vie chère.
Des violences avaient déjà émaillé la mobilisation vendredi. Six policiers avaient été blessés et les gendarmes avaient essuyé des « jets d’acide ». M. Devimeux a pour l’heure rompu les discussions avec le collectif, dont il estime ne pas reconnaître la légitimité.




