« Les négociations sont en cours » entre l’Iran et les États-Unis, a indiqué mardi le porte-parole du ministère qatari de la diplomatie qatarie, Majed al-Ansari, lors du Global Security Forum à Doha, selon des propos rapportés par l’agence officielle turque Anadolu.
Le marché reste particulièrement sensible aux titres de presse et vers 15H30 GMT (17H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 0,88 % à 108,36 dollars, après s’être affiché à 111,99 dollars, son plus haut depuis le mois de mai.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, dont c’est le dernier jour de cotation, cédait 0,88 % à 1002,75 dollars, après avoir touché son plus haut depuis avril à 110 dollars.
Malgré ce repli, les cours restent donc très élevés car depuis plusieurs semaines, l’Arabie saoudite subit des tirs quasi quotidiens sur ses aéroports et ses infrastructures pétrolières de la part des Houthis, qui ont repris cet été les combats contre le gouvernement yéménite soutenu par une coalition menée par Riyad.
« Les attaques répétées des Houthis contre les installations saoudiennes confirment que les risques de perturbation ne se limitent plus au seul détroit d’Ormuz », affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
Les « coûts de fret des pétroliers, qui atteignent des niveaux record en raison de l’utilisation moins efficace des navires liée aux développements au Moyen-Orient » ont aussi fait grimper les cours de l’or noir, expliquent les analystes d’ING.
« Je ne vois aucune perspective crédible que 2027 soit une année de normalisation » des flux pétroliers, a par ailleurs estimé le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui s’exprimait mardi à Londres à l’occasion d’un sommet sur la transition énergétique organisé par le Financial Times.
M. Birol a également souligné la forte tension sur les prix des produits raffinés, comme ceux du gazole, qui sont ceux utilisés par les consommateurs.
L’exportation de produits pétroliers en provenance du Golfe est plus complexe que celle de brut, et les prix des carburants sont aussi dopés par les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.
La capacité limitée de la Russie à augmenter la production de ses raffineries explique que les prix des carburants n’aient pas baissé malgré l' »assouplissement des sanctions américaines contre les navires de la +flotte fantôme+ », analyste de Commerzbank.
« La levée temporaire des sanctions et des droits de douane sur certaines exportations en provenance de Russie » n’a pas non plus eu l’effet escompté, souligne-t-il.




