« Nous voulons que nos alliés soient forts. Plus ils sont forts, plus nous sommes forts collectivement (…) Nous voulons une Europe forte. Nous voulons des partenaires solides en Europe », a déclaré M. Rubio aux journalistes à l’aéroport d’Athènes, avant de prendre l’avion pour le Portugal, dernière étape de sa tournée entamée cette semaine en Islande.
« Plus les membres individuels de l’Otan sont forts, sur les plans sociétal, économique et militaire, plus l’Otan est forte », a-t-il déclaré.
M. Rubio était en Grèce mercredi pour des discussions sur l’énergie, la défense et les affaires culturelles. Il a également annoncé un accord bilatéral sur le partage d’informations concernant le trafic de drogue et le terrorisme.
Dans un discours enflammé prononcé au pied de l’Acropole après des entretiens avec des responsables grecs, le secrétaire d’État américain a affiché la puissance des États-Unis et appelé l’Europe à se réveiller de son « long sommeil ».
Il a affirmé que la civilisation occidentale se trouvait « à un tournant » et à la croisée des chemins entre « puissance nationale » et déclin.
Lundi en Islande, M. Rubio avait plaidé pour une plus grande influence américaine dans l’Arctique à la suite d’un accord signé entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland en septembre.
Mardi, il avait déclaré que l’Islande avait longtemps servi de « poste avancé crucial pour surveiller les comportements clandestins et dissuader nos adversaires ».
L’administration Trump encourage depuis longtemps les membres de l’Otan à augmenter leurs dépenses de défense et à prendre davantage en main leur propre sécurité.
Lors d’un sommet à La Haye en 2025, les membres de l’Alliance se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à des dépenses de sécurité d’ici à 2035.
« Il y a beaucoup de pays qui ont intensifié leurs efforts. Franchement, les Allemands font leur part pour être plus forts », a déclaré M. Rubio jeudi.
« Je pense qu’il y a de bons signes dans beaucoup d’endroits différents où cela se produit. Et évidemment, il y a certains pays qui traînent, et je sais qu’ils subissent beaucoup de pressions intérieures. Mais je pense que c’est une bonne chose pour eux tous », a déclaré M. Rubio.




