Un avion de chasse J-16 a perturbé samedi le vol d’un Cessna 208 philippin qui effectuait une « patrouille militaire de routine » près du récif de Scarborough, selon un communiqué des forces armées philippines.
L’armée philippine a dénoncé « un comportement dangereux et coercitif récurrent à l’encontre de navires et d’aéronefs gouvernementaux philippins menant des opérations légales ».
Pékin n’a pas réagi dans l’immédiat à cet incident, ni à une deuxième confrontation qui, selon les autorités philippines, s’est produite dimanche dans l’archipel des Spratleys, plus au sud, en mer de Chine méridionale.
La Chine revendique la majeure partie de cette mer, malgré une décision de justice internationale ayant conclu que ses revendications n’avaient aucun fondement juridique.
Les garde-côtes philippins ont annoncé avoir dépêché des petites embarcations pour intercepter un bateau de pêche soupçonné de pratiquer la pêche à l’explosif entre l’île de Thitu, occupée par les Philippines, et le récif de Subi, contrôlé par la Chine.
Deux navires des garde-côtes chinois sont arrivés sur place, accompagnés d’un hélicoptère de la marine chinoise qui a « survolé » à quatre reprises le groupe d’embarcations philippines en tournant autour de lui.
« Les garde-côtes chinois n’ont aucune autorité en matière de maintien de l’ordre dans les eaux territoriales de l’île de Pag-asa (Thitu) », a-t-on souligné.
Après une brève période d’accalmie, les Philippines et la Chine ont repris leurs confrontations en mer de Chine méridionale en juillet, au moment même où Manille accueillait une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.




