L’Union européenne avait annoncé en septembre avoir relevé le niveau d’alerte de son opération Aspides après la prise de contrôle par les Houthis pro-iraniens de l’ensemble du littoral yéménite donnant sur la mer Rouge, et le renforcement de leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, reliant l’Asie à l’Europe via le canal de Suez.
« Nous constatons que la liste des navires ayant besoin d’être escortés s’allonge », a indiqué la diplomate, en visite à Beyrouth.
« Nous avons appelé les États membres à fournir davantage de navires » militaires pour la mission et « la bonne nouvelle, c’est qu’ils en fournissent déjà plus », a déclaré Mme Kallas.
« La Belgique arrive avec de nouveaux navires et deux autres États membres en fournissent, ou envisagent sérieusement d’en fournir », a-t-elle précisé, sans nommer ces deux pays.
La mission Aspides, qui comprend à la base trois navires, a été lancée en 2024 pour protéger les bâtiments commerciaux des attaques des Houthis antigouvernementaux.
« Nous avons besoin d’au moins dix navires. Nous n’en disposons pas pour l’instant mais oeuvrons à atteindre cet objectif », a affirmé la diplomate. « Il est clair que la sécurité maritime est l’une de nos priorités ».
Les avancées des Houthis font craindre une nouvelle baisse mondiale des approvisionnements en pétrole, la guerre au Moyen-Orient ayant déjà entravé le trafic dans le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce des hydrocarbures, de l’autre côté de la péninsule arabique.
Les Houthis, qui prennent régulièrement pour cible des installations pétrolières et militaires en Arabie saoudite, ont aussi décrété un blocus des navires du royaume, qui soutient le gouvernement yéménite internationalement reconnu.




