Dans son projet de loi de Finances 2027 présenté le même jour, le gouvernement travailliste propose un coup de pouce d’environ 400 millions de couronnes (plus de 37 millions d’euros) à l’organisme intitulé Etterretningstjenesten l’an prochain, sans préciser son budget total.
« Nous devons comprendre rapidement, correctement et précisément les développements autour de nous », a déclaré le ministre de la Défense, Tore Sandvik, cité dans un communiqué.
« Il est important qu’Etterretningstjenesten et les forces armées disposent d’une capacité d’appréhension solide et continue des menaces dans les zones d’intérêt de la Norvège et à donner l’alerte », a-t-il ajouté.
Partageant une frontière terrestre de 198 kilomètres dans l’Arctique, la Norvège se présente souvent comme « les yeux et les oreilles » de l’Otan dans le Grand Nord.
Le pays scandinave est géographiquement proche de la péninsule de Kola, où la Russie stationne une grande partie de son arsenal nucléaire.
Le projet de budget propose aussi une augmentation à hauteur de 250 millions de couronnes des moyens des services de renseignement intérieur (PST).
Selon le ministre des Finances Jens Stoltenberg, anciennement secrétaire général de l’Otan, la Norvège prévoit de consacrer 3,4% de son Produit intérieur brut (PIB) à la défense en 2027, un chiffre très proche de l’objectif de 3,5% à l’horizon 2035 adopté par les pays de l’Alliance atlantique.
Le gouvernement étant minoritaire au Parlement, il a besoin de l’appui de plusieurs partis pour faire adopter son texte, lequel est donc susceptible d’évoluer.




