« Deux pétroliers en infraction, l’un dans la partie orientale et l’autre dans la partie occidentale du détroit d’Ormuz, qui tentaient d’emprunter une route non autorisée, ont rencontré des incidents et ont été immobilisés dans les eaux au sud », selon un communiqué.
Les navires avaient « désactivé tous leurs systèmes de navigation et de positionnement et, avec le soutien de l’armée américaine terroriste, tentaient de sortir par cette voie » en ignorant les avertissements adressés par radio, ajoutent les Gardiens.
La nature des « incidents » n’a pas été spécifiée mais l’Iran utilise régulièrement ce type de vocabulaire pour parler de navires ayant été ciblés ou touchés par des mines dans le détroit.
Jeudi, quatre pétroliers avaient pris feu après avoir percuté des mines dans la zone, selon les forces armées iraniennes. L’agence maritime britannique UKMTO avait de son côté fait état de deux attaques.
Le détroit d’Ormuz, bordé au nord par les côtes iraniennes et au sud par le sultanat d’Oman, fait une trentaine de kilomètres dans sa partie la plus étroite.
L’Iran revendique le contrôle de cette stratégique voie maritime, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et il prend régulièrement pour cible des navires qui s’y aventurent sans son autorisation en longeant les côtes omanaises.
Washington impose en retour un blocus des ports iraniens et escorte des pétroliers le long de cette route, alors que les négociations entre les deux pays sont dans l’impasse.




