La candidate des Ecologistes à la présidentielle explique, dans un livret programmatique, refuser « l’obsession de la droite et de l’extrême droite pour la valeur travail » qui « sert surtout à pérenniser un système économique capitaliste injuste ».
« Au nom de la croissance et de l’emploi, on dérégule du côté des employeurs et on réduit les protections du côté des travailleurs : assurance chômage, sécurité sociale… », déplore-t-elle, en dénonçant un chantage « aussi hypocrite qu’inefficace ».
« La question n’est pas de choisir entre le travail et l’écologie. C’est de savoir quel travail nous voulons et quel monde nous voulons construire par lui », ajoute-t-elle.
« Nous, Écologistes, refusons de nous enfermer dans le vieux débat entre travailler plus et travailler moins. Nous voulons travailler mieux », ajoute-t-elle.
Parmi les principales propositions qu’elle met en avant, la cheffe des Écologistes veut « augmenter le Smic à 2.000 euros brut dès 2027 ».
Elle suggère aussi d’instaurer une échelle des salaires de 1 à 20 entre le salaire des dirigeants d’une entreprise et le niveau de salaire médian et « conditionner toute aide publique à cet objectif ».
L’Écologiste veut aussi un plan « santé au travail » qui visera le zéro mort au travail en 2032 et reconnaîtra le burn-out comme maladie professionnelle.
Elle souhaite aussi réduire la durée légale du travail à 32 heures sans perte de salaire dans les métiers pénibles et de nuit, et « expérimenter la semaine de 4 jours en 32 heures pendant 3 ans dans 200 entreprises volontaires ».
Face au dérèglement climatique, elle maintient sa proposition d’un congé climatique de « cinq jours minimum par an » pour protéger les travailleurs face aux températures extrêmes ou à des situations de catastrophe climatique.
Marine Tondelier propose aussi la création d’une Sécurité Sociale Professionnelle pour les travailleurs impactés par la transition écologique. Elle veut aussi doter les CSE d’un droit de veto écologique, pour « bloquer un projet climaticide de l’entreprise » et étendre la clause de conscience à tous les salariés en cas d’atteinte significative à l’environnement par leur entreprise.




