Les associations de défense de l’environnement qui s’étaient portées parties civiles, et réclamaient plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts, ont été déboutées.
Le jugement du tribunal est conforme aux réquisitions du parquet qui avait évoqué, lors de l’audience fin septembre, la toxicité « résiduelle » de l’huile en cause et le fait que la preuve d’un impact environnemental n’était « pas rapportée ».
La société Ailes Marines était poursuivie pour une fuite de 170 litres survenue le 14 juin 2021 à 04h45, causée par le desserrage d’une pièce servant à guider les opérations de forage en mer.
C’est le navire Aeolus, appartenant à la société néerlandaise Van Oord, sous-traitante d’Ailes Marines, qui avait déclaré la fuite aux autorités.
L’huile s’était répandue sur une surface de 16 km de long sur 3,3 km de large, avant de se disperser naturellement le lendemain.
Cette huile biodégradable, de marque Panolin, « ne figure pas parmi les listes de produits toxiques de la réglementation européenne », avait plaidé Eléonore Heftler-Louiche, avocate d’Ailes Marines, alors que la société était poursuivie pour rejet en mer de « substance nuisible ».
En outre, la fuite « n’a pas eu d’impact sur l’environnement: c’est dit six fois par les gendarmes dans le dossier », avait relevé l’avocate.
A l’inverse, Me Louis Cadic, avocat de deux associations avait dénoncé une « faute d’imprudence » d’Ailes Marines.




