Les bateaux ne pourront donc plus passer les écluses, sauf urgence ou dérogation, a expliqué à l’AFP Jean Niquet, référent sécheresse pour VNF Sud-Ouest, confirmant une information du quotidien local la Dépêche du Midi.
« Malgré une année exceptionnelle — mais qui deviendra ordinaire dans les années à venir — parce que très chaude et très sèche (…), on a pu maintenir tous les usages de l’eau (du canal, ndlr) pendant quasiment toute la saison, et il y a uniquement l’usage navigation que l’on restreint à partir du 9 novembre, à la période où ça a un impact (économique) très limité », a-t-il précisé.
L’eau du canal du Midi est notamment utilisée pour des usages agricoles, de navigation ainsi que pour de la production d’eau potable, et son niveau est soutenu par le fleuve Aude ainsi que plusieurs lacs de barrages.
Les réserves en eau, importantes début 2026 après un hiver particulièrement pluvieux, sont tombées à seulement 16% de la capacité totale disponible, malgré des mesures préventives prises dès l’été, telles que le groupage systématique des bateaux pour passer les écluses, note VNF.
C’est déjà la troisième fois en quatre ans que l’opérateur du canal en arrive à prendre de telles mesures. En 2025, c’est six jours plus tôt, à la date du 3 novembre, que la navigation avait dû être restreinte.
Créé pour le transport de marchandises de Toulouse à la Méditerranée et mis en service en 1681, le canal du Midi représente aujourd’hui 30% du tourisme fluvial en France, notamment en été, et 50% des volumes d’eau qui transitent l’été par le canal sont destinés à l’irrigation agricole.




