Le projet, dont le montant total est estimé à 6,6 milliards de dollars, sera porté par la société Anduril, ont annoncé une porte-parole de la Maison Blanche et un responsable de cette entreprise pendant une conférence téléphonique avec des journalistes.
Le co-fondateur d’Anduril, Palmer Luckey, a été récemment choisi par le Pentagone pour participer au « Projet Méridien », un comité chargé d’identifier les technologies et armements dont les États-Unis auront besoin pour leurs futures guerres. Il y siège en compagnie d’Elon Musk et de Newt Gingrich, figure du Parti républicain.
L’entreprise elle-même, spécialisée dans les drones, injectera 3,7 milliards de dollars pour construire une nouvelle usine, qui doit commencer à fonctionner en 2030 et qui devrait créer 3.100 emplois. Elle fabriquera les pièces pour les sous-marins de classe Virginia.
L’annonce « illustre la volonté du président (Donald Trump) de rétablir la domination maritime américaine », a commenté Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison Blanche.
Le dirigeant républicain enchaîne les déplacements et les meetings pour tenter de mobiliser les électeurs, alors que les sondages prévoient pour l’instant de sérieux revers pour son parti lors des législatives de mi-mandat de novembre.
Depuis son retour au pouvoir et l’arrivée de Pete Hegseth à la tête du ministère de la Défense, le Pentagone a établi des liens étroits avec les industriels de la défense et les plus puissants investisseurs du secteur.
L’un de ces investisseurs, Marc Andreessen, a été nommé récemment à un comité consultatif du Pentagone.
Donald Trump s’est engagé à doper les capacités militaires américaines, en particulier sur les mers.
La marine américaine dispose de 24 sous-marins de classe Virginia, qui sont au coeur d’un important contrat de défense avec l’Australie. Les chantiers navals américains peinent à atteindre les objectifs de production fixés à deux nouveaux sous-marins par an.




