Au cours de son premier mandat, Donald Trump s’est entretenu à trois reprises avec Kim Jong Un pour tenter de parvenir à un accord de dénucléarisation, sans succès.
Ces derniers mois, l’administration Trump a fait pression pour relancer les pourparlers avec Pyongyang. Les spéculations s’intensifient sur la possibilité d’une rencontre avec Kim Jong Un en marge de la visite prévue de Donald Trump en Chine, annoncée du 31 mars au 2 avril.
Kim Min-seok, qui a rencontré M. Trump à Washington vendredi, a déclaré que le président américain lui avait dit : « Une rencontre (avec Kim Jong Un) serait une bonne chose. C’est vraiment bien de se rencontrer. Mais cela pourrait se produire lorsque nous irons en Chine cette fois-ci, ou peut-être pas, ou encore plus tard, n’est-ce pas ? »
Le Premier ministre sud-coréen a souligné auprès de journalistes que si une rencontre entre les dirigeants américain et nord-coréen « avait lieu bientôt, ou aux alentours de la visite (de M. Trump) en Chine, ce serait significatif en soi ».
« Mais même si ce n’est pas le cas, ce qui importe pour l’essentiel, c’est que le dialogue ou le contact ait lieu, et M. Trump semble déterminé sur ce point », a-t-il ajouté.
Lors d’un voyage en Asie en octobre, Donald Trump a assuré qu’il était « 100% » ouvert à une rencontre avec Kim Jong Un.
Après avoir ignoré pendant des mois ces signes d’ouverture, le dirigeant nord-coréen a déclaré en février que les deux pays pourraient « bien s’entendre » si Washington acceptait le statut de puissance nucléaire de Pyongyang.
L’agence d’Etat nord-coréenne KCNA a rapporté mercredi que Kim Jong Un avait supervisé de nouveaux tirs d’essai de missiles de croisière stratégiques depuis un destroyer, alors qu’Etats-Unis et Corée du Sud conduisent depuis lundi des manoeuvres militaires annuelles.
Début mars, la Corée du Nord a condamné les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, y voyant un « acte d’agression illégal » qui révèle la nature de « voyou » des Etats-Unis et d’Israël.




