Le « PanStar Acro » a quitté en août Busan, dans le sud-est de la Corée du Sud, pour un voyage d’essai visant à tester la viabilité commerciale d’une route maritime arctique rendue de plus en plus accessible par la fonte de la banquise.
Mais l’initiative suscite aussi des inquiétudes : l’augmentation du trafic maritime pourrait accélérer la perte de glace dans l’Arctique et exposer les opérateurs à des risques liés aux sanctions internationales, car la route longe la côte nord de la Russie.
« Le PanStar Acro, qui a entrepris un voyage d’essai le long de la route maritime arctique le 22 août, a accosté au quai de Jaseongdae, dans le port de Busan », a indiqué le ministère des Océans et des Pêches dans un communiqué transmis à l’AFP.
Le navire a emprunté la Route maritime du Nord (NSR) à travers l’Arctique avant de faire escale à Felixstowe (Royaume-Uni) à Rotterdam (Pays-Bas) et à Gdansk (Pologne). Il est ensuite revenu en Corée du Sud par la même route, bouclant ainsi le voyage aller-retour.
Le président Lee Jae Myung a salué le succès du voyage, affirmant qu’il avait « raccourci le temps de navigation aller de 10 jours par rapport à la route classique via le canal de Suez. Il nous a également permis d’acquérir une précieuse expérience de l’exploitation d’un porte-conteneurs sud-coréen dans des eaux polaires et de collecter des données de navigation », a-t-il déclaré sur la plateforme X.
Le conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février, a bouleversé le transport maritime mondial. L’Iran revendique depuis le contrôle du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Ce conflit a poussé nombre de pays et de compagnies maritimes à explorer des routes alternatives.
Cependant, des préoccupations environnementales liées à l’extension du transport commercial le long de la Route maritime du Nord demeurent, des ONG de défense de l’environnement avertissant qu’une hausse du trafic des navires pourrait menacer davantage le fragile écosystème arctique.




