Les autorités ont fait état vendredi d’un déversement d’hydrocarbures sur les côtes d’Oum Al Qouwaïn, un émirat au nord de Dubaï, provenant d’un pétrolier.
Des images satellite prises le 21 octobre, et analysées par l’AFP, montraient une nappe d’environ 180 km³ dans la zone, qui correspondrait, selon les experts, au pétrole du tanker GEM NO.2, qui avait été touché le 9 octobre par un projectile.
Au 24 octobre, la superficie de cette nappe avait quintuplé, atteignant environ 750 km2. Elle s’étendait vers le sud et vers le nord, jusqu’à seulement 6,5 kilomètres des plages touristiques de l’émirat de Ras Al Khaimah, qui ont également été fermées par les autorités.
Les images satellite du 25 octobre ne permettent toutefois pas de déterminer si la nappe continue de s´étendre.
« À mesure que le déversement se rapproche des plages, la priorité est d’intensifier les opérations de confinement et de nettoyage afin de minimiser les risques pour les habitats naturels et les communautés côtières », a réagi l’organisation Greenpeace MENA.
La nappe risque aussi d’affecter les stations de dessalement d’eau situées le long de la côte, ont mis en garde plusieurs experts.
Selon Wim Zwijnenburg, enquêteur indépendant auprès de l’ONG néerlandaise PAX, la nappe se trouve désormais « à quelques centaines de mètres » de la station Naqaa. « Mais il n’est pas encore clair dans quelle mesure cela va affecter le processus », a-t-il précisé.
De nombreuses attaques de navires ont été signalées ces derniers jours dans les eaux du Golfe, près du détroit d’Ormuz, au coeur du conflit déclenché fin février par des frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Téhéran revendique le contrôle de ce passage maritime et cible régulièrement les bateaux qui y transitent sans son autorisation.
Le GEM NO.2, un pétrolier battant pavillon panaméen, avait été touché le 9 octobre par un projectile, provoquant un incendie maîtrisé par la suite, selon des agences de sécurité maritime.




