« Nous travaillons à une augmentation massive des investissements européens au Groenland », a-t-elle déclaré à la tribune du Forum économique mondial de Davos, sans jamais s’avancer sur des montants.
« Nous collaborerons étroitement avec le Groenland et le Danemark afin de déterminer comment nous pouvons soutenir davantage l’économie et les infrastructures locales », a-t-elle ajouté.
« Je pense en particulier que nous devrions consacrer une partie de l’augmentation de nos dépenses de défense à la mise en place d’une capacité européenne de brise-glace et d’autres équipements essentiels à la sécurité dans l’Arctique », a-t-elle détaillé.
La président de la Commission a par ailleurs insisté sur sa volonté de travailler avec les États-Unis « et tous nos partenaires » à « l’amélioration de la sécurité dans l’Arctique ». « Cela est clairement dans notre intérêt commun, et nous intensifierons nos investissements », a-t-elle dit.
Lors de cette allocution, Ursula von der Leyen a également promis une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et sur les droits de douane, qu’elle a qualifiés « d’erreur ».
« Nous considérons le peuple américain non seulement comme notre allié, mais aussi comme notre ami. Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu’avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart », a-t-elle dénoncé.
Les dirigeants européens doivent se réunir jeudi soir à Bruxelles lors d’un sommet extraordinaire pour plancher sur cette question.




