« À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains, » a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, « veuillez considérer L’ESPACE AÉRIEN AU-DESSUS ET AUTOUR DU VENEZUELA COMME ENTIÈREMENT FERMÉ ».
Le président américain n’a pas donné de détails.
Cette déclaration intervient alors que l’administration Trump, dans sa lutte contre les cartels de la drogue, intensifie la pression sur le Venezuela avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions du monde.
Donald Trump accuse en particulier le Venezuela d’être un artisan du trafic de drogue qui inonde le marché américain.
Caracas dément et insiste sur le fait que le véritable but est un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays.
Le président Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été réélu en 2024 à l’issu d’un scrutin contesté, marqué par des troubles et des arrestations massives.
Les forces américaines ont mené des frappes contre plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue vénézuéliens dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique Est depuis début septembre, tuant plus de 80 personnes.
Washington n’a pas encore fourni de preuves que les navires ciblés étaient utilisés pour le trafic de drogue ou représentaient une menace pour les États-Unis.
Et les tensions régionales se sont intensifiées en raison de cette campagne et du renforcement militaire qui l’accompagne.
Le New York Times a rapporté vendredi que MM. Trump et Maduro s’étaient récemment entretenus par téléphone et avaient discuté d’une possible rencontre aux États-Unis.
Pourtant, avant le déploiement militaire dans les Caraïbes, la justice américaine avait porté à 50 millions de dollars la récompense pour des informations conduisant à la capture de Nicolas Maduro.
Washington a aussi intensifié la pression en désignant comme organisation terroriste étrangère le Cartel des Soleils, une organisation dont l’existence reste à démontrer selon de nombreux experts et qui, selon Washington, serait dirigée par le président Maduro.
Jeudi, le président américain avait déclaré que ses forces allaient très bientôt commencer à cibler des « trafiquants de drogue vénézuéliens » lors d’opérations terrestres, accentuant encore la pression sur Caracas.
Dans ce contexte tendu, six compagnies aériennes, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela, ce qui leur a valu de se voir retirer leurs licences par Caracas.




