Le tribunal correctionnel a maintenu en détention Alexandru M., 44 ans, qui avait été remis à la France en juin 2024. Il l’a aussi condamné à une interdiction de port et détention d’arme pendant trois ans et a ordonné la confiscation des biens et des sommes saisis.
Un autre prévenu, Toma D., a en revanche été relaxé.
Les investigations ont démarré après plusieurs plaintes dénonçant des attaques informatiques d’un rançongiciel nommé successivement UMBRELLA, DISKSTATION, ou QUICK, qui empêchait les victimes, dont de nombreuses entreprises et des collectivités locales, d’accéder à leurs données.
À la révélation de l’affaire, la police judiciaire estimait le préjudice à « près d’un million d’euros ».
Les investigations révélaient que plusieurs pays européens, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Suède, étaient également concernés par des attaques similaires, commises entre octobre 2020 et juin 2024.
Une information judiciaire était ouverte en mars 2024 pour les infractions d’atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données, extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime.
La Suède, l’Espagne et l’Allemagne confiaient leur enquête à la France.
En juin 2024, cinq personnes étaient interpellées en Roumanie. Parmi elles, Alexandru M. était remis à la France, mis en examen et placé en détention provisoire.




