L’Iran a mis en garde lundi contre une intervention américaine après le récent mouvement de contestation réprimé dans le sang, au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région, avec l’arrivée prévue d’un porte-avions.
« Nous sommes concernés (..) et visés par une agression éventuelle », a affirmé cheikh Naïm Qassem, estimant que le Hezbollah pourrait également être attaqué.
Le groupe islamiste, « déterminé à se défendre », « choisira en temps voulu comment agir, s’il interviendra ou pas (…) mais nous ne sommes pas neutres », a-t-il ajouté.
Le chef du Hezbollah s’exprimait lors d’un rassemblement organisé par sa formation pour soutenir l’Iran « face aux menaces américaines et israéliennes ».
Son discours était retransmis en direct devant des centaines de ses partisans, regroupés dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans l’est et le sud du Liban, qui brandissaient des portraits du guide suprême Ali Khamenei et scandaient « Mort à l’Amérique ».
Le dirigeant de la formation libanaise a prévenu qu’une « guerre contre l’Iran embraserait cette fois-ci la région ».
Un éventuel assassinat de l’ayatollah Khamenei, au pouvoir depuis 1989, « serait également dirigé contre nous, et nous aurons toute la latitude pour agir comme nous le jugerons approprié », a-t-il encore averti.
Naïm Qassem a ajouté que sa formation avait été approchée au cours des deux derniers mois par des émissaires qui avaient tenté d’obtenir « un engagement du Hezbollah à ne pas intervenir » en cas de guerre avec l’Iran.
Le Hezbollah est sorti affaibli d’un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n’est pas intervenu lors la guerre de 12 jours entre l’Iran avec Israël en juin 2025.
Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre les bastions du mouvement et ses militants, l’accusant de tenter de se réarmer.
L’armée libanaise a annoncé début janvier avoir mené à terme le désarmement du Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord.
Elle doit à présent étendre l’application de son plan au reste du territoire libanais, alors que le Hezbollah refuse de remettre ses armes au nord du fleuve.




