Les deux navires, le Papaloapan et l’Isla Holbox, chargés de plus de 800 tonnes d’aide humanitaire envoyées par la présidente de gauche mexicaine Claudia Sheinbaum, sont entrés en début de matinée dans la baie du port de La Havane.
L’arrivée de cette aide humanitaire intervient alors que le Mexique tente de négocier une éventuelle livraison de pétrole à destination de l’île communiste sans être sanctionné par les Etats-Unis qui ont menacé d’imposer des droits de douane aux pays envoyant du carburant à Cuba.
Selon le gouvernement mexicain, les cargaisons, d’un total de 814 tonnes, comprennent notamment du lait liquide et en poudre, des produits carnés, des biscuits, des haricots, du riz et des articles d’hygiène personnelle.
« Le Mexique a toujours été un pays solidaire de Cuba », a déclaré à l’AFP Marila Garcia, 52 ans, depuis le front de mer de La Havane. Claudia Sheinbaum « a été ferme dans ses déclarations de solidarité », a-t-elle ajouté.
Eliécer Rodriguez, un pêcheur de 34 ans, a souligné que, face aux pressions de Washington, « le seul qui répond en ce moment, c’est le Mexique ». « Il a toujours été fidèle », a-t-il ajouté.
L’île de 9,6 millions d’habitants est confrontée à une profonde crise économique, exacerbée par la suspension des livraisons de pétrole brut en provenance du Venezuela, à la suite de la capture début janvier par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, proche allié du gouvernement cubain.
La Havane accuse le président Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île, où des mesures d’urgence, telles que le rationnement de l’essence, la semaine de quatre jours dans les administrations, le télétravail ou encore les cours universitaire à distance, sont en vigueur depuis lundi.




