Les arrestations ont eu lieu samedi et tôt dimanche dans le port en eaux profondes de Newcastle, a précisé la police.
Des défenseurs du climat se sont rendus coupables de « pratiques dangereuses » dans les eaux du port au cours de leur mobilisation, a expliqué la police qui a affirmé appliquer une « tolérance zéro » face aux menaces à la sécurité publique et au transit maritime.
D’après l’organisation Rising Tide, à l’origine du mouvement, les manifestants ont occupé les couloirs navigables en kayak, assurant avoir bloqué l’entrée de deux charbonniers qui ont dû faire demi-tour.
Environ 100 personnes dans 50 de ces petites embarcations ont investi le port à nouveau dimanche, a dit Rising Tide.
L’ONG Greenpeace a affirmé que certains militants avaient escaladé dimanche l’un des navires pour y accrocher une banderole exigeant la « Sortie du charbon et du gaz ». Des policiers ont atterri en hélicoptère sur le bateau dimanche après-midi pour interpeller deux de ces militants, selon Greenpeace.
« En tant que troisième plus gros exportateur de carburants fossiles, l’Australie joue un rôle démesuré dans la crise climatique », a lancé Joe Rafalowicz, de Greenpeace Australia Pacific.
Un porte-parole du port de Newcastle a déclaré que les opérations maritimes s’étaient poursuivies au cours du week-end, et continueraient lundi « comme prévu ».
Jeudi, le Parlement australien a adopté de nouvelles lois obligeant notamment les entreprises ayant des projets lourdement émetteurs à rendre publics leurs niveaux de rejets de gaz à effet de serre, ainsi que leurs objectifs en matière de réduction de la pollution.
Malgré des investissements massifs dans les énergies renouvelables, l’Australie reste dépendante des énergies fossiles pour sa croissance économique.
Le pays d’Océanie, l’un des plus importants exportateurs de charbon au monde, est assis sur les troisièmes plus grosses réserves de la planète et continue de subventionner les carburants fossiles à coups de milliards de dollars.




