Céréales ukrainiennes: Ankara espère un accord “dans les prochains jours”

Ankara, 21 juil 2022 (AFP) – Un accord sur les exportations de céréales ukrainiennes est “possible dans les prochains jours” si les Occidentaux répondent aux demandes de la Russie, a affirmé jeudi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

Ankara pensait accueillir cette semaine un nouveau round de négociations entre experts militaires russes, ukrainiens, turcs et l’Onu sur la reprise des exportations de céréales ukrainiennes, entravées par l’invasion russe.

“Nous avons de l’espoir pour les céréales. Nous espérons donner de bonnes nouvelles dans les prochains jours”, a déclaré M. Cavusoglu lors d’un entretien à la chaine de télévision publique TRT.

Plus de 20 millions de tonnes sont bloquées dans les ports d’Ukraine, qui font cruellement défaut au marché mondial, au risque de pénuries alimentaires graves pour l’Afrique notamment.

“Même si les produits (agricoles) russes ne sont pas concernés par les sanctions, il y a des blocages concernant le transport maritime, les assurances et le système bancaire. Les Etats-Unis et l’Union européenne ont fait des promesses pour les lever”, a souligné le ministre turc.

“Lorsque nous aurons résolu cette question, non seulement la voie de l’exportation des céréales et de l’huile de tournesol ukrainiennes sera ouverte, mais aussi celle pour les produits de Russie”, a-t-il assuré en se disant “optimiste”.

Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, un “mémorandum” est prêt, qui prévoit notamment l’établissement d’un centre de coordination sous les auspices de l’ONU à Istanbul.

Mais Moscou accuse l’Ukraine de bloquer les discussions.

“Nous nous sommes entendus sur les principes de base permettant d’exporter les céréales ukrainiennes, mais quand notre délégation a demandé d’ajouter une deuxième partie (concernant la production russe, ndlr), les Ukrainiens ont refusé catégoriquement”, a dénoncé mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov.

Il a accusé “la délégation de l’ONU (d’avoir) gardé honteusement le silence”, lui demandant “d’intervenir”.