Près de la moitié de ces personnes, à bord d’au moins trois différentes embarcations de fortune ont été secourues lundi avant d’autres opérations de sauvetage menées mardi, ont précisé les gardes-côtes dans des communiqués.
De forts vents soufflaient dans cette zone de la Méditerranée orientale, selon la même source.
Originaires en majorité du Bangladesh, d’Egypte, du Yémen et du Soudan, ces personnes sont actuellement détenues par la police crétoise avant leur transfert dans des centres d’accueil en Grèce continentale, a indiqué à l’AFP une responsable du bureau de presse des gardes-côtes.
La Crète est devenue ces dernières années la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce en provenance surtout de Tobruk en Libye, une traversée périlleuse.
Fin mars, 22 personnes parties de Libye avaient péri au cours de six jours d’errance de leur embarcation en Méditerranée et leurs corps avaient été jetés à l’eau, selon des déclarations des 26 survivants secourus au large de la Crète par un bateau de l’agence européenne des frontières Frontex.
En raison de l’augmentation du nombre d’arrivées des migrants en Crète l’été dernier, en pleine saison touristique, la Grèce avait suspendu pour trois mois la procédure de demande d’asile, une mesure critiquée par le Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés et des ONG des droits humains.
Suivant une stricte politique migratoire, le gouvernement conservateur grec soutient fortement le tour de vis adopté récemment par l’Union européenne (UE) qui permet notamment d’ouvrir des centres en dehors des frontières de l’UE, les fameux « hubs de retour », pour y envoyer les migrants dont la demande d’asile est rejetée.




