Une opportunité « s’est ouverte pour que nous puissions à nouveau avoir une véritable négociation entre le royaume, c’est-à-dire le Danemark et le Groenland d’un côté, et les États-Unis de l’autre », a dit le ministre lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue suédoise Maria Malmer Stenergard.
« Je pense donc que nous partageons les objectifs, mais pas nécessairement les méthodes, mais cela ouvre désormais la possibilité mettre les choses en place », a-t-il ajouté.
Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un « cadre d’accord » au sujet de ce territoire autonome danois.
Peu de détails sur le compromis sont pour l’instant connus mais Donald Trump a assuré à des journalistes que les États-Unis avaient obtenu « tout ce (qu’ils) voulaient » et « pour toujours ».
Le ministre danois a rappelé que, pendant la Guerre froide, les Etats-Unis avaient 17 installations militaires et bases au Groenland, avec environ 10.000 personnes. Ils n’en ont plus qu’une seule, celle de Pittufik.
Le Danemark a promis de son côté de renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.
« Nous pensons que c’est une bonne idée que nous renforcions notre engagement dans l’Otan, dont les États-Unis font également partie, afin d’assurer une présence plus permanente de l’Otan non seulement au Groenland, mais aussi dans l’Arctique », a dit le ministre.
« Cela correspond également à l’idée du président américain », a-t-il ajouté.




