Les deux dirigeants ont évoqué « la situation actuelle au Moyen-Orient et la coopération militaire entre le Royaume-Uni et les États-Unis, notamment via l’utilisation de bases de la Royal Air Force en soutien à l’autodéfense collective de leurs partenaires dans la région », a déclaré une porte-parole de Downing Street dans un communiqué.
Keir Starmer a également présenté « ses sincères condoléances au président Trump et au peuple américain après la mort de six soldats américains », a-t-elle ajouté.
Le compte-rendu ne mentionne pas si les deux dirigeants ont évoqué les tensions apparentes dans la relation bilatérale historique après que le président américain s’en soit pris à plusieurs reprises à Keir Starmer depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, qui ont déclenché des représailles iraniennes.
Il a notamment critiqué le refus de Londres d’autoriser les Etats-Unis à utiliser les bases militaires britanniques pour mener leurs frappes initiales contre l’Iran, estimant que le Royaume-Uni avait été « très peu coopératif ».
Le gouvernement travailliste a finalement donné son feu vert à un usage strictement « défensif » de ses bases, pour frapper des sites de missiles iraniens. Et les Etats-Unis ont commencé samedi à utiliser des bases britanniques, dont celle de Fairford dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Keir Starmer a défendu sa position en insistant sur le fait qu’il n’était pas question pour le Royaume-Uni d’agir « sans base juridique et sans plan viable, mûrement réfléchi ».
Encore samedi, le président américain a déclaré qu’il n’avait « pas besoin » que le Royaume-Uni déploie un porte-avions au Moyen-Orient et que les Etats-Unis n’avaient « pas besoin de gens qui se joignent à des guerres alors que nous avons déjà gagné ».
Selon des médias britanniques, la Royal Navy prépare le HMS Prince of Wales, qui se trouve dans le port de Portsmouth (sud de l’Angleterre), pour un possible déploiement au Moyen-Orient, sans qu’une décision finale n’ait été prise.
Dimanche matin, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a répondu aux dernières critiques de Donald Trump en affirmant sur la BBC que le gouvernement britannique prend ses décisions sans « externaliser (sa) politique étrangère à d’autres pays ».
« Bien sûr, nous entretenons un partenariat de sécurité long, profond et important avec les États-Unis, mais nous avons aussi des points de désaccord, au sujet desquels nous agissons dans l’intérêt britannique », a-t-elle insisté.




