« Je n’ai qu’un seul souhait, et c’est de faire tout ce que je peux pour prendre soin de ce merveilleux pays et de (le) soutenir dans une situation vraiment difficile », a-t-elle déclaré.
Son déplacement dans cette immense île arctique intervient à l’heure où la pression américaine pour l' »obtenir » s’est accentuée avec le voyage sur place du vice-président JD Vance la semaine dernière.
« Quel que soit le type de discussions que nous pouvons avoir au fil du temps sur (…) les relations dano-groenlandaises, il est clair qu’avec la pression exercée par les Américains sur le Groenland, en termes de souveraineté, de frontières et d’avenir, nous devons rester unis », a dit Mme Frederiksen au moment de rencontrer le nouveau chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.
Longtemps colonie danoise, le Groenland a obtenu le statut de comté en 1953, devenant une partie intégrante du Danemark, avant d’atteindre en 1979 l’autonomie, un statut élargi en 2009.
L’ensemble de la classe politique groenlandaise souhaite, à terme et à dans un délai variable, l’indépendance face au Danemark mais personne n’envisage un rattachement aux Etats-Unis.
Un sondage fin janvier a également montré que la population était à 85% opposée à cette idée.
Le Danemark fait d’ailleurs front commun avec le Groenland.
« Le Groenland appartient aux Groenlandais et les États-Unis ne doivent pas s’emparer du Groenland », a insisté Mme Frederiksen. « C’est bien sûr le message que nous adresserons tous ensemble au cours des prochains jours ».
La visite de la cheffe du gouvernement danois est prévue pour durer jusqu’à vendredi.