« La trajectoire et la puissance de Garance affinées dans la nuit détermineront l’heure du déclenchement de l’alerte rouge », a précisé le préfet Patrice Latron au cours d’une conférence de presse.
Ce niveau d’alerte, le troisième sur une échelle de quatre, impose un confinement de la population, seuls les services de secours et les forces de l’ordre pouvant circuler.
À 17H00 locales (14H00 à Paris), le phénomène se trouvait à 370 km de l’île. En phase d’intensification, Garance « va amorcer un virage et se diriger vers La Réunion », a prévenu Céline Jauffray, directrice interrégionale de Météo France, lors de la conférence de presse.
Garance doit devenir un cyclone mercredi et son pic d’intensité est attendu jeudi « en fin de journée, voire en soirée », a précisé l’organisme météorologique dans un bulletin publié à 16H00. Météo-France qualifie de « dangereux » le système en approche.
Le « scénario privilégié est un impact direct sur La Réunion », a souligné Céline Jauffray, tout en précisant que l’évolution du phénomène restait incertaine quant à son intensité et sa chronologie.
Des rafales de plus de 150 km/h sont attendues sur les hauteurs, accompagnées de fortes pluies et d’une houle importante.
Les 24 communes de l’île ont annoncé l’ouverture de centres d’hébergement dès l’activation de l’alerte rouge. L’aéroport Roland-Garros fermera ses portes jeudi à 10H30 locales, tandis que toutes les manifestations sportives et culturelles prévues ce jour-là ont été annulées.
Les établissements scolaires et l’université ont fermé dès mercredi midi. Les autorités envisagent une fermeture totale de la route du littoral, axe routier majeur en partie construit sur la mer, reliant le nord à l’ouest.
Dans les commerces, les files d’attente s’allongent alors que les habitants s’approvisionnent en piles, bougies, eau, café et conserves, comme à chaque alerte cyclonique.
La dernière alerte cyclonique à La Réunion remonte à janvier 2024. L’île avait été placée en alerte violette, dernier niveau du dispositif, interdisant tout déplacement y compris pour les forces de l’ordre et les services de secours.
Le cyclone Belal avait provoqué la mort de quatre personnes et des dégâts matériels estimés à 100 millions d’euros par France assureurs.