Le président américain martèle que les États-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome danois, pour assurer leur propre sécurité face à la Chine et à la Russie et que le Danemark a délaissé l’immense île arctique et sa défense.
Au printemps, le vice-président JD Vance avait qualifié le Danemark de « mauvais allié », déclenchant l’ire des intéressés, qui avaient rappelé avoir été auprès des Américains notamment en Irak et en Afghanistan.
« Les États-Unis devraient au contraire remercier le Danemark, qui au fil des ans a été un allié très loyal », a dit M. Kristersson lors d’une conférence sur la Défense suédoise.
« La Suède, les pays nordiques, les États baltes et plusieurs grands pays européens se tiennent ensemble pour nos amis danois », a-t-il rappelé, dénonçant la « rhétorique menaçante de l’administration américaine à l’égard du Danemark et du Groenland ».
En outre, une éventuelle capture par les Américains « constitue (…) une violation du droit international et risque d’encourager d’autres pays à agir exactement de la même manière », a-t-il insisté. « C’est une voie dangereuse sur laquelle s’engager ».
Samedi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a exhorté les États-Unis à « cesser le chantage » pour obtenir un contrôle direct sur le territoire du Groenland.
Colonie danoise jusqu’en 1953, le Groenland, riche en ressources minières et devenu une route maritime stratégique avec la fonte des glaces dans l’Arctique, a gagné son autonomie 26 ans plus tard.
Sa population et sa classe politique rejettent l’idée de devenir américains et martèlent que l’avenir du Groenland doit être décidé par eux.
Depuis 1951, il existe un accord de défense entre les États-Unis et le Danemark et le Groenland qui donne quasiment carte blanche aux forces armées américaines sur le territoire groenlandais, si elles préviennent en amont les autorités locales.




