Donald Trump avait assuré la semaine passée qu’une « armada » américaine faisait route vers le Golfe et que Washington surveillait de près l’Iran, où le pouvoir a réprimé dans le sang des manifestations d’ampleur.
Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à cette répression, mais il avait semblé revenir sur cette menace après avoir assuré que Téhéran avait suspendu des exécutions prévues de manifestants.
Le groupe naval, qui se trouvait jusque-là en mer de Chine méridionale, est « actuellement déployé au Moyen-Orient pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales », a déclaré sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Avant même l’annonce du Centcom, le pouvoir iranien avait mis en garde lundi contre toute intervention américaine.
« L’arrivée d’un tel navire de guerre ne va pas affecter la détermination de l’Iran (…) à défendre la nation », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans une référence apparente au porte-avions.
« La République islamique d’Iran a confiance en ses propres capacités », a-t-il ajouté.
L’Iran et Israël se sont livré en juin 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d’Israël contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Les Etats-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié israélien en frappant trois sites nucléaires.
Déjà affaibli par cette guerre, l’Iran a étouffé par une violente répression les récentes manifestations, le bilan approchant désormais les 6.000 morts selon une organisation de défense des droits humains, qui enquête sur des milliers d’autres possibles décès.
Initié en décembre par des commerçants contre le marasme économique, le mouvement a pris le 8 janvier une vaste ampleur, posant à la République islamique son plus grand défi depuis sa création en 1979.
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