L’ONU progresse vers un traité pour protéger la biodiversité en haute mer

Des organisations écologistes qui suivaient ces discussions, regroupées dans la Coalition pour la haute mer (High Seas Alliance), ont salué « une étape importante pour la protection des océans ».

Cependant, il faudra encore que l’Assemblée générale de l’ONU, à sa prochaine session fin septembre, entérine cet accord de principe et fixe un calendrier précis. Une minorité de pays engagés dans la pêche ou l’exploitation minière des océans ont en effet refusé des échéances rapides et contraignantes.

Le futur traité, qui sera le premier du genre, permettra de préserver les vastes zones qui s’étendent au delà des eaux territoriales, que chaque Etat riverain gère à sa guise et qui sont menacées par la pollution, la surpêche ou le réchauffement climatique.

Elles représentent 64% des océans et 43% de la surface de la Terre, ce qui en fait la plus grande biosphère de la planète.

Pour Karen Sack, du Pew Charitable Trust, « c’est un grand moment pour la haute mer (…) et une vraie bonne nouvelle pour la vie dans les océans ».

« L’accord obtenu aujourd’hui peut faire beaucoup pour garantir la protection de la haute mer, qui en a terriblement besoin », a souligné Sofia Tsenikli de Greenpeace dans un communiqué. « Le temps presse ».

Des traités et conventions internationales réglementent déjà certaines activités comme la pêche ou certaines zones précises, mais il n’existe pas pour l’instant de texte couvrant l’ensemble des dangers qui menacent les fonds marins.

Un tel traité, qui serait négocié sous l’égide de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, permettrait par exemple de créer des aires marines protégées ou d’assurer un partage équitable de certaines ressources tirées des grands fonds.

L’ONU en discute depuis dix ans et dans la foulée de la conférence Rio + 20, l’Assemblée générale avait été chargée de lancer le mouvement.

Au cours des discussions à New York entre experts des 193 pays membres, une majorité de pays, comme ceux de l’Union européenne et du G77 (groupe de pays en développement, notamment africains) le Mexique, la Chine, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, ont poussé à agir vite. Mais d’autres comme les Etats-Unis, la Russie, le Canada, l’Islande ou le Japon se sont montrés réticents.

Ces pays entendent préserver les immenses possibilités d’exploitation des fonds marins: non seulement la pêche en haute mer mais la prospection minière ou la génétique marine.

L’Alliance pour la haute mer regroupe 27 ONG (dont Greenpeace et WWF) ainsi que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

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