Le transport de cocaïne « sur le fret aérien +de particulier à particulier+ » au départ de Martinique, de Guadeloupe, de Saint-Martin et de Guyane vers la France métropolitaine « s’est sensiblement accru » en 2025 et dépasse désormais « le vecteur passagers » en nombre de saisies et en « quantité totale », a souligné la douane dans son bilan annuel 2025, présenté lors d’une conférence de presse à son siège de Fort-de-France.
Les agents douaniers ont intercepté 2,1 tonnes de cocaïne en 2024 dans ces quatre territoires ultramarins, dont 578 kilos en Martinique, parmi lesquels 268 kilos étaient transportés par des « mules » ou dissimulés dans les bagages de ces passagers à l’aéroport de Fort-de-France, a précisé ce service dans sa présentation.
Ce mode de transport est en recul: 86 personnes transportant de la cocaïne ont été interpellées par la douane en Martinique au moment de leur embarquement vers l’Hexagone en 2025, contre 122 l’année précédente, selon des données communiquées à l’AFP.
La douane constate « une tendance plutôt à la baisse par rapport à 2024, mais qui demeure élevée », a déclaré à l’AFP Caroline Legave, directrice adjointe à la direction interrégionale Antilles-Guyane.
« Le vecteur aérien, qui est très largement utilisé par les organisations criminelles », a connu « une baisse significative des saisies opérées en Guyane », du fait de la politique du « 100% contrôle » mise en place fin 2022 par les autorités à l’aéroport de Cayenne, a expliqué Mme Legave. Ces procédures ont néanmoins « entraîné un déport » des « mules » vers les territoires antillais en 2023 et en 2024, puis une « stabilisation » de leur nombre, a-t-elle précisé.
En raison des renforcements des contrôles des passagers, les narcotrafiquants « cherchent d’autres voies d’accès vers l’Hexagone »: le recours au fret aérien connaît une « tendance haussière » avec des saisies de « plusieurs centaines de kilos » de stupéfiants dans des colis, a souligné la directrice adjointe.




