La 17e chambre correctionnelle a estimé que les propos incriminés constituaient « un jugement de valeur, certes virulent et outrageant », mais ne relevaient pas de la diffamation.
Christian Tein reprochait à Sonia Backès des propos tenus sur RTL le 3 septembre 2024, dans un entretien sur la situation en Nouvelle-Calédonie après les émeutes meurtrières de mai. L’élue loyaliste y avait qualifié M. Tein de « chef des terroristes », après son élection à la tête du FLNKS, principal mouvement indépendantiste.
Le tribunal a considéré que cette expression ne visait pas « des actes de terrorisme qui auraient été perpétrés sur ordre de Christian Tein », mais relevait de « la polémique politique, visant notamment à discréditer son action » à la tête de la CCAT, cellule de coordination des actions de terrain, lors des émeutes.
Les juges ont toutefois relevé que M. Tein avait « légitimement pu être heurté par l’utilisation de ce qualificatif », alors qu' »aucun acte de terrorisme ne lui a été reproché par l’institution judiciaire ».
Auprès de l’AFP, Sonia Backès a salué « cette décision, qui rappelle que les responsables publics doivent pouvoir s’exprimer librement et avec clarté lorsqu’il s’agit de qualifier des situations engageant la sécurité des Calédoniens ».
Christian Tein avait été interpellé en juin 2024 et placé en détention provisoire à Mulhouse pour son rôle présumé dans les émeutes de mai. Élu président du FLNKS alors qu’il était incarcéré, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire en juillet 2025, avant de rentrer en Nouvelle-Calédonie en décembre, après la levée de cette mesure.
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