Un « C-17 est parti, Avec 50 militaires à bord. Nous avons des abris, des rations de secours et des comprimés pour purifier l’eau », a déclaré un porte-parole du ministre du développement international (DFID), précisant qu’un autre appareil, un Voyager, partirait dans la journée.
« Une équipe d’experts humanitaires britanniques était sur place avant le passage de l’ouragan et travaille maintenant avec les autorités pour coordonner la réponse humanitaire », a ajouté le DFID.
Londres avait annoncé jeudi l’envoi de deux navires de guerre, dont le RFA Mounts Bay, qui devait se rendre vendredi aux Iles Vierges britanniques avec à son bord des Royal Marines, des ingénieurs de l’armée et de l’équipement humanitaire, mais aussi des hélicoptères.
Le vaisseau a déjà procédé à des opérations de secours sur Anguilla, selon des photos publiées par le ministère des Affaires étrangères.
Le HMS Ocean, plus grand navire de guerre britannique, est également en route avec trois camions d’aide humanitaire, selon le DFID.
Londres avait aussi annoncé jeudi le déblocage de 32 millions de livres (près de 35 millions d’euros) pour venir en aide aux îles britanniques concernées (Anguilla, Iles Vierges, Turks-et-Caïcos), où vivent quelque 88.000 sujets de sa Majesté.
« Nous avons tous vu les terribles photos de ce qui s’est passé. C’est catastrophique », a déclaré vendredi la Première ministre Theresa May sur les ondes de la BBC. « Une reconstruction sur le long terme sera nécessaire ».
En raison des dégâts provoqués par l’ouragan, le gouverneur des Iles Vierges britanniques Gus Jaspert a décrété l’état d’urgence dans un message audio diffusé à la population.
« C’est le coeur lourd que je m’adresse à vous après avoir constaté l’étendue des dégâts provoqués par l’ouragan Irma », dit-il. « Nous avons tous été touchés par Irma d’une manière ou d’une autre. Au-delà des dégâts structurels, il y a malheureusement des informations faisant état de victimes, et de morts », a-t-il dit.
Interrogé à ce sujet, le ministère britannique des Affaires étrangères n’était pas en mesure de fournir un bilan humain.
Selon Sharon Flax-Brutus, directrice de l’office de tourisme pour les Iles Vierges, le passage de l’ouragan, qui a arraché les toits de maisons et provoqué des coupures d’électricité, a été « dévastateur ».
Alors que des habitants étaient toujours sans nouvelles de leurs proches, un groupe Facebook tentait de centraliser les informations et de relayer les messages des uns et des autres sur la situation dans les Iles Vierges.
A Anguilla, un utilisateur a publié sur Instagram une photo montrant des hommes tentant de déblayer des arbres arrachés par le cyclone.
« La majorité des écoles ont été complètement détruites », a déclaré à l’AFP, depuis Londres, Teresa Brooks, une photographe de 23 ans dont la famille se trouve sur place et qui tentait de lever des fonds pour les victimes.
Malgré les mesures adoptées, certains reprochaient au gouvernement de ne pas avoir répondu suffisamment vite.
Un retard « honteux », a fustigé dans le quotidien Guardian Dorothea Hodge, une ancienne responsable du gouvernement d’Anguilla, tandis qu’une résidente de l’île, Josephine Gumbs-Connor s’est dite « très déçue ».
« J’aurais pensé qu’étant donné nos relations avec le Royaume-Uni, ils auraient fait quelque chose de similaire à ce qui s’est passé chez nos voisins français de Saint-Martin », a-t-elle déclaré sur la BBC.
Downing Street a rejeté vendredi ces accusations en rappelant le dispositif mis en place. « Nous apportons une aide vitale à ceux qui en ont besoin », a souligné un porte-parole de l’exécutif.
eg/oaa/lch




