Paris accélère un programme de frégates pour soutenir le chantier naval de Lorient

Paris, 26 mars 2021 (AFP) – Le ministère des Armées s’apprête à passer commande de deux frégates de défense et d’intervention (FDI), anticipant l’une d’elles pour soutenir l’activité du site Naval Group de Lorient où elles sont construites, a annoncé vendredi le cabinet de la ministre.

Florence Parly se rend lundi sur le site du chantier naval breton où “elle annoncera la commande de deux FDI”, dont la livraison sera accélérée, a affirmé son cabinet lors d’un point-presse téléphonique.

Les deux frégates -les deuxième et troisième d’une série de cinq- seront toutes les deux livrées en 2025 alors que le schéma initial prévoyait des livraisons étalées tous les 18 mois.

La première FDI, dont les travaux de construction ont débuté, doit être livrée en 2024, les deux dernières le seront en 2028 et 2029.

“Sans cette commande, Naval Group aurait dû adapter son effectif”, selon le cabinet.

Naval Group emploie 2.200 personnes à Lorient où il construit corvettes et frégates. S’il doit achever la construction de deux corvettes Gowind pour les Emirats arabes unis et de la dernière frégate multimissions (Fremm), le chantier naval s’apprêtait à connaître une baisse d’activité fin 2021.

“Nous avons parfaitement en tête la crainte exprimée à Naval Group d’une baisse de son plan de charge et nous sommes en train de travailler pour voir comment éviter une perte de compétences, de savoir-faire qui serait extrêmement dommageable pour l’industrie navale française”, avait affirmé la semaine dernière Florence Parly devant les sénateurs.

La France a par ailleurs proposé à la Grèce de lui vendre quatre frégates FDI.

D’un tonnage de plus de 4.200 tonnes et longue de 121 mètres, la FDI sera dotée de capacités de lutte antinavire, antiaérienne, anti-sous-marine et de projection de forces spéciales.

Au cours de son déplacement, Florence Parly lancera par ailleurs la phase dit d'”avant-projet sommaire” du futur porte-avions nucléaire. D’une durée de deux ans pour un montant de plus de 200 millions d’euros, cette étude vise à définir plus précisément les caractéristiques du navire qui doit entrer en service en 2038.

Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire, où il sera construit, créeront à cette occasion une co-entreprise pour mener à bien les travaux au côté de TechnicAtome, chargé de la conception des chaufferies nucléaires.

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