Treize de ces navires sont chargés, pour un total d’environ 12 millions de barils de pétrole brut et de carburant principalement destinés à la Chine, a indiqué à l’AFP le site de suivi maritime TankerTrackers.
Quatre d’entre eux sont visibles dans les eaux contiguës du Venezuela, faisant cap au nord, sur une image satellite du programme européen Copernicus datant de samedi et vue par l’AFP. TankerTrackers les a identifiés comme étant l’Aquila II, le Bertha, le Veronica III et le Vesna.
Ces quatre bateaux sont sous sanctions américaines, ce qui les expose au blocus naval imposé par le président Donald Trump le 16 décembre sur tout pétrolier sanctionné se rendant ou partant du Venezuela.
Les trois premiers navires transportent du pétrole brut, tandis que le Vesna navigue à vide, selon TankerTrackers.
L’AFP a pu indépendamment confirmer, via imagerie satellitaire, que le pétrolier Vesna, sous sanctions américaines pour ses liens présumés avec la Russie et l’Iran, naviguait à environ 40 km à l’est de Grenade dimanche, soit à quelque 500 km de sa position de la veille.
Onze des 12 pétroliers dont l’AFP n’a pu visuellement vérifier la géolocalisation lundi figurent également sur la liste des sanctions américaines. Il s’agit du Volans, Lydya N, Lyra, Merope, Min Hang, M Sophia, Nayara (aussi connu sous le nom de Themis), Olina (Minerva M), Rosalin (Nurkez), Thalia III et du Veronica (Pegas), selon une liste transmise par la plateforme d’informations commerciales Kpler à l’AFP.
Le dernier pétrolier concerné, le Sea Maverick, n’est pas sous sanctions américaines, mais il est soumis à plusieurs programmes de sanctions occidentales, dont celles de l’Union européenne et du Royaume-Uni, pour ses liens présumés avec la flotte fantôme russe.
La plupart des pétroliers ayant quitté le Venezuela ces derniers jours ont coupé leur transpondeur AIS (système d’identification automatique) ou ont diffusé de faux signaux GPS grâce à une technique appelée « spoofing ».
Le blocus imposé par les États-Unis, qui ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, est susceptible d’affecter près de 600 pétroliers actuellement sous sanctions américaines dans le monde, selon une analyse de l’AFP fondée sur des données de l’Office of Foreign Assets Control américain et de l’Organisation maritime internationale.
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