L’Ifremer s’est doté d’une nouvelle instance, le Comité des parties prenantes.

Au premier rang de gauche à droite : Anne Guillaumin-Gauthier, David Guillerme, Michel Gourtay, Gil Bernardi, Sébastien Treyer (Co-président), Geneviève Pons (Co-présidente), Marie-Noëlle Tine Dyevre, Céline Liret, Marion Bourhis, Thierry Le Guevel ;
Au second rang de gauche à droite : François Gatel, Sarah Lelong, Simon Rondeau, Jean-Yves Piriou, Alexandre Luczkiewicz, Laurent Debas, Stéphane-Alain Riou, Laurent Castaing, Christophe Sirugue. Sont absents : Stéphane Haussoulier, Raphaela Le Gouvello, Gael Le Meur, Patricia Telle.
© Ifremer / Stéphane Lesbats

Les 23 membres du nouveau Comité des parties prenantes de l’Ifremer ont tenu leur première réunion officielle les 8 et 9 novembre dernier. Avec cette nouvelle instance, l’Institut se dote d’un espace de dialogue renforcé entre le monde de la recherche marine et la société.

L’instauration par l’Ifremer d’un comité des parties prenantes traduit la volonté de l’Institut d’ouvrir plus grand ses portes à la société civile, en l’associant désormais pleinement à sa gouvernance.

Instance consultative placée auprès du conseil d’administration, ce comité permettra d’intégrer la dimension sociétale au cœur des programmes de recherche et d’accompagner l’Ifremer dans sa mission de diffusion de la connaissance vers la société.

Resserrer les liens entre science et société

La création du comité des parties prenantes s’inscrit dans un mouvement global de rapprochement entre le monde de la recherche et la société civile. L’Ifremer s’empare de cette question en organisant le dialogue avec les partenaires investis dans le secteur maritime et intéressés par la recherche. La politique d’ouverture à la société est une priorité stratégique de l’Institut qui a été amorcée par la signature d’une charte, commune à 7 autres établissements de recherche et d’expertise, d’ouverture à la société.

« Une science ouverte doit se donner pour mission de diffuser la connaissance au-delà de la seule sphère des initiés et d’inviter la société à la table du débat scientifique particulièrement sur des sujets comme l’océan, ce grand bien commun dont l’humanité a la responsabilité en partage, a déclaré François Houllier, président directeur général de l’Ifremer. En tant qu’institut de référence en sciences océaniques, je souhaite que l’Ifremer soit le garant de cet esprit d’ouverture pour une science belle, utile et partagée ».
 
Un comité riche d’une grande diversité de profils
 

L’appel lancé au printemps dernier, en vue de composer ce comité a été un formidable succès, avec pas moins de 111 candidatures, preuve d’un fort intérêt citoyen pour la recherche en sciences marines. L’idée était de créer un comité pluraliste, qui couvre un spectre large d’acteurs, d’activités et d’enjeux dans le domaine maritime et qui permette à l’Ifremer de tisser des relations avec des publics nouveaux. Une attention particulière a été apportée à la parité, la diversité, la mixité générationnelle et la représentativité, notamment territoriale, des différents membres.

Parmi les 23 membres retenus, on retrouve des personnalités du milieu associatif, investies dans la protection de l’environnement marin, des acteurs économiques et des représentants des travailleurs de différentes filières maritimes. Des élus y participent également pour mieux faire entendre les problématiques spécifiques auxquelles les collectivités littorales sont confrontées. Des acteurs de la médiation scientifique complètent la liste.

Deux co-présidents à la barre

La coordination et l’animation du comité ont été confiées à deux co-présidents : Geneviève Pons, directrice générale du think tank Europe-Jacques Delors à Bruxelles et Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

Dans leur parcours respectif, chacun a pu expérimenter les vertus du dialogue avec la société et l’importance de la connaissance et de la dynamique de la science pour mieux connaître et protéger le milieu marin.

 

« Ma conviction que l’action de tous est nécessaire est née non seulement d’un constat, celui de l’ampleur des défis auxquels nous faisons face, mais aussi d’un parcours personnel au sein du cabinet de Jacques Delors, homme du dialogue social, puis à la tête de WWF Europe qui a précisément adopté cette devise a déclaré Geneviève Pons, directrice générale du think tank Europe-Jacques Delors à Bruxelles. Il n’est en effet possible de faire face aux grands défis de notre temps que tous ensemble !  Le Comité des parties prenantes assurera une interaction entre l’Ifremer, institut de recherche et d’expertise, et ses usagers. La recherche ne peut pas rester isolée, elle a besoin d’interactions avec la société afin de mieux la servir. »
 
« Je vois le Comité des parties prenantes comme un petit pilote des interactions entre l’Ifremer et la société a ajouté Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). La nouvelle instance permettra de construire des recommandations stratégiques à partir des nombreuses demandes des acteurs économiques et associatifs, des représentants des territoires de pouvoir raconter les besoins du terrain, les besoins de connaissance mais aussi d’innovation. A travers ce comité, on pourra aussi réfléchir aux rôles de la recherche comme facilitateur du dialogue entre tous les acteurs du territoire. »