« Mon projet est un projet de décarbonation, de compétition et de transmission. » (entretien avec Marc Thiercelin)

Marc Thiercelin a annoncé sa participation au prochain Vendée Globe à bord d’un navire de sa conception, à la fois écologique et compétitif. Un nouveau challenge pour ce marin d’exception qui a déjà réalisé quatre Vendée Globe, cinq tours du monde, 24 transatlantiques et plus de 250 compétitions. Un challenge ambitieux encore ouvert à des partenaires. Explications.​

Propos recueillis par Erwan Sterenn

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Vous avez prévu de vous engager pour le Vendée Globe 2028 à bord d’un Imoca(1) fait en carbone, bois, bambou et chanvre… Est-ce là la synthèse de votre vie et finalement, celle de l’homme que vous êtes ?

Effectivement, il y a un aspect synthèse d’une vie, et de cohérence. J’ai beaucoup rêvé, imaginé puis fabriqué avec du bois, des matières naturelles mais aussi du polyester et du carbone. J’aime chercher, innover mais surtout concevoir, construire, faire naître, être pragmatique ! Je suis passionné par les cathédrales, les Compagnons du Devoir, par les métiers qui ont permis à Notre-Dame de ressusciter. Construire un grand voilier de course au large et faire le tour du monde en mêlant fibres naturelles et fibres synthétiques est comme réaliser une petite cathédrale. Cela mêle tant de métiers divers, une belle supply chain !​

Techniquement, comment sera conçu et construit ce bateau ? Sera-t-il écologique et suffisamment solide pour encaisser la dureté de la mer ? Sera-t-il suffisamment compétitif pour vous permettre de flirter avec le podium, comme vous l’avez toujours fait sur cette course, voire avec la victoire ?

Ce sera un Imoca pour courir le Vendée Globe et des transats, qui répondra aux règles de jauge et de sécurité de la classe. En Imoca, les mâts et les quilles sont monotypes. Mes innovations vont porter essentiellement sur la coque, le pont, les voiles et les équipements. Environ 40% de la coque, des cloisons structurelles et de la quille, ainsi que les assemblages, seront en carbone déclassé d’Airbus, à l’image de l’Imoca Les P’tits Doudous. Et 60% de la coque et du pont seront structurés en contreplaqué de bois européens de différentes épaisseurs (Kaori Concept). Le roof devrait être en bambou (Cobratex), et les équipements intérieurs en bambou et en chanvre (La Chanvrière / APM). Côté résine, il y aura aussi de la résine biosourcée (Arkema et Soromap).​

L’architecte Gildas Plessis, avec son cabinet GPYD, et G-Sea Design, Kaori Concept, Banuls Design, Avel Robotic, Groupe Thébault, Groupe Malvaux… gèrent la conception architecturale et les calculs d’efforts, de ruptures, de torsions, de slamming (chocs verticaux violents de la coque du voilier contre la surface de l’eau). Ces entreprises évoluent en Imoca Macif & Co et en Ultim. Le bateau sera soit au même poids soit 1,5% moins lourd qu’un Imoca tout carbone. Il sera moins raide (point qui évoluera). Il aura surtout une empreinte carbone réduite de 70% et coûtera environ 50% moins cher. C’est énorme et c’est en phase avec l’époque. J’inscris mon projet dans un triptyque : Recyclabilité, Réplicabilité (vers d’autres industries) et Générationnel (en phase avec les attentes des générations actuelles). Et enfin, oui, il sera compétitif.​

Où en êtes-vous de ce projet, quels sont vos partenaires, quels sont vos besoins ?

Je recherche des partenaires financiers et des partenaires « matières » depuis janvier 2025. Le projet est très bien reçu : beaucoup de jeunes m’ont, par exemple, écrit via LinkedIn pour en être. Côté « échanges marchandises et services », il y a de vraies avancées. Mais côté financier, cela avance plus lentement, je dois trouver un partenaire leader ! J’ai scindé le budget du projet en deux. Il y a d’abord l’investissement, l’actif, le bateau, pour lequel je recherche 5,5 millions d’euros HT (contre 10 à 11 millions d’euros pour un Imoca carbone). La construction aura lieu entre 2026 et 2027. À la revente du bateau, en 2030, les partenaires-investisseurs retrouveront, outre un retour sur investissement, un pourcentage de leur investissement. Il y a, ensuite, le budget de fonctionnement qui commencera à partir de la mise à l’eau, pour lequel je recherche 2 millions d’euros par an. Pour alléger ce budget, il y aura des partenariats en échanges marchandises, services, techniques et innovations.​

Marco Polo, le nouveau projet de Marc Thiercelin pour lequel le marin cherche encore des partenaires : un Imoca, à la fois écologique et compétitif, pour le prochain Vendée Globe en 2028.​

Vous avez déclaré : « Le Vendée Globe, c’est ma course ! ». Pourquoi ?

Fin 1988, lorsque j’ai eu vent de cette course, elle m’a tout de suite parlé. C’était un mix de compétition, d’aventure, d’autonomie totale… qui me correspondait. Lorsque je suis entré à l’École Boulle à Paris dès l’âge de 14 ans jusqu’à mes 17 ans, je fus totalement livré à moi-même… Et j’aime particulièrement la complexité de la course au large, avoir plusieurs métiers à régler… faire vivre la tête et les bras !​

Votre expérience dans la course au large est éloquente avec 4 Vendée Globe, 5 tours du monde, 24 transatlantiques, 260 compétitions… Quelles qualités faut-il pour affronter le grand large, particulièrement en solitaire ? Se lance-t-on dans cette aventure à 65 ans comme à 25 ?

De l’opiniâtreté, de la volonté, du courage, de l’abnégation, savoir s’organiser, gérer, décider, arbitrer, avoir l’esprit pratique, être stratège et tacticien, avoir la capacité d’apprendre une quarantaine de disciplines allant de la médecine à l’hydraulique… À 65 ans, après cinq tours du monde, 360 000 milles nautiques parcourus sur tous les océans de la planète, on sait où l’on va. Néanmoins, il faut remettre tous ses logiciels à jour et démontrer, dans la préparation et les courses qualificatives, que l’on est à la bonne place. Tout reste donc toujours à faire, on apprend jusqu’à la fin.​

La résilience n’est-elle pas le maître mot ?

Pour moi, le terme « résilience » est trop utilisé. Je n’en parle pas souvent même si ma vie n’a été faite que de résiliences : décès de mon père le mois de mes 10 ans (1970), orphelin et aîné d’un frère et d’une sœur. Projeté à la mer à 30 ans (1990), double traumatisme crânien, noyé, hélitreuillé, arrêt cardiaque, expérience de mort imminente, handicap permanent, réapprentissage de la marche… Percuté par un 80 000 tonnes (1992), naufragé au large des Bermudes, amené à sauver sept personnes… Perte d’une entreprise créée à l’âge de 23 ans à l’issue d’un contrôle fiscal excessif (TVA) et redémarrage à zéro… Arrêt et/ou perte de sponsoring vitaux entre 1997 et 2012 avec son cortège de conséquences, endettement, dépôt de bilan, insécurité maximale… Oui, si le terme « résilience » est, je trouve, un peu galvaudé, je vois bien toutefois parfaitement ce qu’il signifie…​

Vous aimez vous définir comme un entrepreneur…

Oui, et c’est ma plus grande fierté, plus que mes circumnavigations. Le point de départ a été ma nomination, à 20 ans, en 1980, à la tête d’un centre nautique, avec la gestion de mes premiers salariés. J’ai ensuite toujours créé mes propres entreprises et totalise, entre 1980 et 2012, un peu plus de 300 salariés et des centaines de fournisseurs et prestataires extérieurs sur chaque « entreprise-projet ». J’aime me définir comme un entrepreneur, par opposition à un manager. J’entreprends, je crée, je démarre… On dit bien « entreprendre une traversée » !​

Vous avez travaillé à une initiative, « l’Or Bleu », dédiée aux métiers de la mer et à l’économie maritime en général. Pourquoi cette démarche et où en est-elle à ce jour ?

Début 2000, je me suis rendu compte, m’intéressant à l’avenir des jeunes, que ceux-ci suivaient soit les traces de leurs parents, soit les filières qui leur venaient spontanément à l’esprit, les services, le commerce, le juridique, la santé, la sécurité, la communication… mais jamais l’agriculture et le maritime, et qu’ils avaient en outre une méconnaissance abyssale des filières du maritime. J’ai donc lu plusieurs rapports – Poséidon, Livre blanc, etc. – et en 2001, j’ai commencé à poser les bases d’une Fondation de l’Or Bleu avec vocation de porter à la connaissance du grand public – familles et jeunes – l’économie maritime et les métiers de la mer.​

J’en ai parlé durant des années dans mes conférences, dans des dîners, des colloques. J’ai vu la naissance du Cluster maritime français et de beaucoup d’autres entités. Mon sentiment est toutefois que l’univers du maritime en France est très préempté par la Royale (je n’ai rien contre) et par les organismes institutionnels. Les acteurs privés sont trop discrets. Je constate que la mer et le relais de croissance qu’elle représente pour notre pays ne sont toujours pas en première ligne. La connaissance de cet univers progresse, mais reste « élitiste ». Il faut absolument aller vers le grand public et les familles. Je n’ai finalement jamais trouvé les fonds nécessaires pour lancer cet Or Bleu, mais comme disait Victor Hugo « On n’arrête pas une idée dont le temps est venu » ! John Fitzgerald Kennedy avait parlé de « nouvelle frontière » en parlant de l’espace. Je pense que cette nouvelle frontière, c’est une conquête intelligente du monde maritime.​

Qui vous a le plus inspiré pour vous amener, vous qui êtes né en Seine-et-Marne, à la mer et à cette vie de coureur au grand large ?

Je suis effectivement né en Seine-et-Marne, ai passé dix années de mon enfance partagé entre Paris et la Bretagne nord. À la mort de mon père, en 1970, ma mère nous a embarqués pour vivre en Provence. C’est là que j’ai découvert la voile, aux Marines de Cogolin, dans le golfe de Saint-Tropez (à l’époque en construction), avec mon frère qui voulait absolument en faire. J’ai d’abord aimé la mer, puis la liberté offerte par la navigation, et plus tard les régates jusqu’à ce que tout cela fasse partie de ma vie.​

Il y a aussi eu les livres, Jules Verne, Jack London, Tabarly, Kessel, Conrad, Les Damien, tous les livres de chez Arthaud… À tel point qu’en tournant le dos à ma première ambition, celle de devenir luthier, et à l’École Boulle, c’est vers la Bretagne et vers la mer que je me suis orienté. C’est sur un quai de gare, à Saint-Brieuc, en 1977, que j’ai décidé « de faire ma vie avec la mer » ! Rien d’évident, aucun moyen financier, pas de carnet d’adresses, de recommandations, rien… Toute cette vie est partie d’une feuille quasi vierge.​

De 1977 à 1984, mes années « rochelaises », je me suis refait, à marche forcée, une santé physique, j’ai passé tous les diplômes pour enseigner la voile, l’ai enseignée, dirigé, embarqué sur tous types de bateaux, intégré le haut niveau, couru régate sur régate dans toute l’Europe, jusque dans les pays de l’Est, pratiqué tous les types de bateaux de course qui sortaient à La Rochelle, de 10 mètres à 27 mètres, motivé par mes rêves de Solitaire du Figaro, de transats et de tour du monde à la voile. Dans le même temps, j’ai créé ma première « entreprise », une petite école de voile privée en Bretagne nord, avant de créer, en 1988, sur un grand bateau de course, la première école de croisière pour enfants.​

Il y a plusieurs années, vous avez parcouru le monde pendant quatre ans à la rencontre des peuples de la mer pour une série documentaire pour Arte. Qu’avez-vous retiré de ces rencontres et de cette expérience ?

Entre 2015 et 2019… 14 tours de la planète, 560 000 km, 40 pays, 30 peuples de la mer, 7 bateaux construits… Ces voyages, ces tranches de vie, ont conforté chez moi quatre enseignements : vivre avec peu, se « re-naturer », rester humble et s’émerveiller. J’ai vécu, construit, pêché, cultivé, cheminé, questionné, en immersion totale avec ces peuples premiers, très isolés. Ce fut une expérience unique et inoubliable qui m’interroge encore sur ce que les urbains de nos contrées sont devenus.​

Vous avez conçu un jeu, Captain Marck, écrit un livre, Le Navigateur philosophe, développé des projets pour favoriser la reconversion et l’alternance, créé une « Academy de la Company Thiercelin »… La notion de transmission est importante pour vous ?

Capitale, essentielle, elle ne doit jamais nous quitter. Les enfants, les jeunes, sont notre prolongement. Il ne tient qu’à nous d’harmoniser le lien intergénérationnel ! J’ai enseigné une quinzaine d’années la voile, le large, la construction des bateaux… À partir de 1988, j’ai « transmis » à mes différentes équipes de course au large : de jeunes ingénieurs, ou autres, ont fait leur classe à mes côtés, sur mes bateaux, et ont ensuite monté leur propre boîte.​

De 2003 à 2005, pour la région Poitou-Charentes, j’ai embarqué 800 jeunes en CAP et BEP, élèves dans des filières spécifiques (assurance, textile, construction, administration…), pour leur faire découvrir les univers correspondants dans la filière nautique, ainsi que les élèves de quatre écoles d’art, d’Angoulême et de Poitiers. De 2007 à 2011, j’ai été le skipper, le parrain et l’ambassadeur des « Filières du Talent DCNS », qui ont permis à 3 000 jeunes de découvrir un avenir et de trouver un CDI. Chaque année, je me suis déplacé sur les sites industriels de DCNS (sept à l’époque), à la rencontre des tuteurs et de leurs apprentis, des CFA et autres organismes de formation. De 2013 à 2015, pour Opcalia et le Medef, j’ai défendu la formation en alternance à travers le projet Cap Alternance, intervenant devant des entrepreneurs dans toute la France. Sans oublier mon rôle d’ambassadeur pour le WorldSkills, les JO des métiers.​

Mon projet actuel de faire naître un Imoca en fibres naturelles relève bien de cette démarche, avec la volonté de transmettre tout ce qui touchera à sa construction et à son fonctionnement aux générations en âge de s’en saisir et d’en faire leur avenir.​

La mer est mal en point, malmenée, abîmée, menacée, par une humanité envahissante, insouciante pour ne pas dire inconsciente, et bien sûr prédatrice. Comment voyez-vous l’avenir ?

Les océans nous ont vus naître et, lorsque nous aurons disparu, continueront de tourner sans fin, transportant leur faune et leur flore. Ils sont propriétaires des 4/5e de la planète « Terre » ! Ce n’est pas la mer et le large qui polluent, ce sont les terriens. À Marseille, il est fortement déconseillé de se baigner juste après les pluies… cherchez l’erreur. Le seul avantage de cet immense puits de carbone qu’est l’Océan est qu’il est plus difficile d’accès que cette pauvre forêt amazonienne ou que les territoires perdus de la Fédération de Russie. Cela le protège un peu, en attendant une véritable prise de conscience, autrement qu’à travers ces « machins », comme disait le général de Gaulle de l’ONU, que sont les COP !​

La mer, les océans, sont l’affaire de tous. Une majorité d’humains vit à moins de 100 km du littoral, ça veut dire beaucoup. Pour conserver cet univers unique et magique, il est essentiel d’éduquer, d’acculturer petits et grands à ce qu’il nous apporte, d’expliquer sans relâche… que notre survie sur cette planète dépend de lui, que nous pouvons nous enrichir grâce à lui, mais qu’il faut, avant tout, tout faire pour mieux le connaître.​


Devenez partenaire de Marc Thiercelin pour le Vendée Globe 2028.


NOTES :

  1. Imoca : International Monohull Open Class Association. C’est la classe de voiliers monocoques de 60 pieds (18,28 m) utilisés pour les grandes courses au large, en solitaire ou en double.
  2. Airbus utilise des matériaux composites extrêmement haut de gamme pour construire ses avions. Les lots de carbone de la ligne de production des A380 sont restés sur « étagères » ; plutôt que de les enterrer, Airbus a créé une spin-off, Carbon Up, afin de revendre ce carbone non utilisé à temps. Ne correspondant plus aux tolérances de l’aéronautique civile, il est « déclassé », c’est-à-dire qu’il ne peut plus être installé sur un avion commercial, mais ses propriétés mécaniques restant excellentes, il est parfait pour d’autres usages.
  3. Les P’tits Doudous est le premier monocoque de course au large, répondant aux normes de la classe Imoca, construit en grande partie en carbone déclassé.​
Marine & Oceans
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La revue trimestrielle MARINE & OCÉANS est éditée par la "Société Nouvelle des Éditions Marine et Océans". Elle a pour objectif de sensibiliser le grand public aux principaux enjeux géopolitiques, économiques et environnementaux des mers et des océans. Informer et expliquer sont les maîtres mots des contenus proposés destinés à favoriser la compréhension d’un milieu fragile.   Même si plus de 90% des échanges se font par voies maritimes, les mers et les océans ne sont pas dédiés qu'aux échanges. Les ressources qu'ils recèlent sont à l'origine de nouvelles ambitions et, peut-être demain, de nouvelles confrontations.

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