La coquille St-Jacques se porte bien dans les fonds français

« Au début des années 90, les stocks étaient au plus bas. On n’a jamais eu des situations aussi favorables qu’aujourd’hui », indique à l’AFP le chercheur de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

« Ce n’est pas commun dans le monde de la pêche où beaucoup de stocks ne sont pas en forme », ajoute le coordinateur du projet de recherche Comanche (Interactions écosystémiques de coquilles St Jacques de la Manche) lancé en 2011 et dont les premières conclusions viennent d’être publiées.

Principalement situées au fond de la baie de St-Brieux (Bretagne) et la baie de Seine (Normandie), les coquilles St-Jacques sont la première espèce débarquée par les bateaux en Manche par tonnage et valeur (de 25.000 à 30.000 tonnes par an pour une valeur de 40 millions d’euros), selon l’Ifremer.

Au début des années 90, cette pêche ne représentait plus que près de 5.000 tonnes par an.

Les Français consomment annuellement 125.000 tonnes de coquilles fraîches, une partie est donc importée de Grande-Bretagne, l’autre grand producteur européen.

La bonne santé des stocks français est due à « la conjonction de conditions environnementales favorables à de bonnes reproductions », comme des mers pas trop froides à la fin du printemps, et la « règlementation forte » mise en place depuis une vingtaine d’années, par exemple la limitation des périodes de pêches en fonction des gisements, explique le chercheur.

En outre, le projet Comanche s’est penché sur la question de la cohabitation au fond de l’eau de la coquille St-Jacques et de la crépidule, autrement appelée berlingot de mer, petit mollusque invasif que les bateaux alliés ont transporté jusque dans la Manche à l’occasion du Débarquement en Normandie en 1944.

« On se posait beaucoup de questions car c’est une espèce très, très envahissante, notamment en Bretagne » avec deux problèmes principaux: la concurrence pour la place et pour l’alimentation disponible, en l’occurence le phytoplancton.

Mais après avoir notamment fait des tests sur « la tonicité des muscles » — les noix qui finissent dans les assiettes–, « il ne semble pas qu’il y ait d’impact direct ». « On pensait vraiment que ça les gênerait, mais les coquilles font leur affaire de cet envahisseur », remarque M. Foucher.

Le projet Comanche, auquel ont participé des équipes de recherche de l’Ifremer, du CNRS et de plusieurs universités dans des domaines aussi variés que l’écologie, la géostatistique ou l’économie, préconise néanmoins « une meilleure gestion des stocks d’une année sur l’autre » pour « limiter les effets des périodes de faible abondance ».

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