Baisse de la quantité de polluants dans la Grande barrière de corail, selon l’Australie

« Nous devrions réussir (à éviter cela) car les faits parlent d’eux-mêmes. Le récif est désormais sur la voie d’une amélioration à long terme », a assuré le ministre de l’Environnement de l’Etat du Queensland, Andrew Powell.

Le rapport, qu’apportera le ministre lors de la réunion de l’Unesco à Doha ce mois-ci, montre une réduction des principaux actifs polluants, pesticides et sédiments, grâce notamment à une amélioration dans la gestion des cultures agricoles.

« Les rejets de pesticides ont été réduits de 28% sur toute la zone du récif », a ajouté Andrew Powell. « En ce qui concerne le nitrate –qui cause l’explosion de la population d’une étoile de mer coralliphage–, nous l’avons réduit de 16% ».

L’étude compare les eaux de la Grande barrière en juin 2013 par rapport à 2009.

Elle montre cependant que la qualité reste « faible, ce qui est logique après des décennies de catastrophes naturelles et de pratiques agricoles » polluantes, a reconnu le ministre.

Ce rapport n’observe que la qualité de l’eau et n’aborde pas le développement de ports dédiés à l’exportation de minerais. Les défenseurs de l’environnement estiment que la construction de ces infrastructures va accélérer le déclin de la Barrière de corail.

Les écologistes se sont par exemple alarmés du feu vert donné en décembre par le gouvernement à une importante extension d’un port d’exportation de charbon. Ils dénoncent également l’autorisation par le directoire du parc marin de la Grande barrière de corail (GBRMPA) du rejet de déchets de dragage dans les eaux du parc.

« Le secteur agricole a commencé à réagir aux menaces qui pèsent sur la Grande barrière mais l’industrie minière est sur la voie de réduire à néant les efforts entrepris, avec des projets destructeurs de déversement de déchets dans la zone de la Grande barrière », déclare Dermot O’Gorman, le directeur de l’ONG WWF pour l’Australie.

Pour la Société australienne de protection de la vie marine, « le secteur minier, soutenu par le gouvernement de l’Etat (du Queensland) et les entreprises portuaires publiques, considèrent le récif comme une décharge publique ».

Le ministre du Queensland affirme que les principaux dangers pour la Grande barrière sont « les cyclones, une espèce d’étoile de mer dévoreuse de corail, le blanchiment du corail ». « Nous y répondons », a-t-il ajouté.

L’Unesco a prévenu Canberra que sans des mesures décisives pour limiter le développement industriel du littoral et la qualité des eaux de la Grande barrière, celle-ci serait portée à la liste des sites du « patrimoine mondial en danger » lors de la prochaine réunion de son comité d’évaluation en juin au Qatar.

Inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco en 1981, la Grande barrière s’étend sur environ 345.000 km2 le long de la côte est australienne, et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde avec 3.000 « systèmes » récifaux et des centaines d’îles tropicales.

Le récif a perdu plus de la moitié de ses coraux au cours des 27 dernières années sous l’effet de facteurs météorologiques (tempêtes), climatiques (réchauffement) et industriels.

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