« Je continue à ne pas croire à l’hypothèse d’une action militaire des Etats-Unis pour prendre le contrôle du territoire du Groenland », a déclaré Giorgia Meloni lors de sa conférence de presse annuelle à Rome. « Cette option ne conviendrait à personne, je pense qu’elle ne conviendrait pas non plus aux Etats-Unis ».
Le président américain Donald Trump martèle que les Etats-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome danois, pour assurer leur propre sécurité face à la Chine et à la Russie.
La Maison Blanche, tout en refusant d’exclure l’option militaire, a fait savoir que le président réfléchissait « activement » à un achat de l’immense île arctique, sans préciser quelle forme exactement cette transaction pourrait prendre.
Le Danemark a reçu mardi le soutien de l’Italie, la France, l’Allemagne, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni face aux revendications de Donald Trump.
Si l’option militaire « devait se matérialiser, nous en parlerions », a commenté Giorgia Meloni vendredi. « L’Europe a réagi immédiatement lorsque, ces derniers jours, la tension s’est, disons, accrue ».
« Il s’agit d’une région où, comme on le sait, de nombreux acteurs étrangers sont présents », a expliqué Giorgia Meloni, « et je continue de croire que le message que les Etats-Unis veulent transmettre, c’est qu’ils n’accepteront pas d’ingérences excessives d’autres acteurs étrangers dans une zone aussi stratégique pour leur sécurité et leurs intérêts ».
« Le meilleur moyen de prévenir des problèmes qui pourraient nous mener très loin, c’est de garantir une présence sérieuse et significative de l’Alliance atlantique dans l’Arctique, y compris au Groenland », a souligné Giorgia Meloni.
L’Italie doit d’ailleurs présenter courant janvier sa propre « stratégie pour l’Arctique », a indiqué la présidente du conseil. Elle prévoit d’aider les entreprises italiennes qui souhaiteraient y investir, tout en préservant l’Arctique « comme zone de paix et de coopération ».




