En visite à Berlin, première étape d’une tournée européenne consacrée à la préparation d’un 20e paquet de sanctions de l’UE contre Moscou, le représentant spécial de la présidence ukrainienne chargé des sanctions, Vladyslav Vlassiouk, a également jugé que beaucoup restait à faire s’agissant des composants occidentaux retrouvés dans les armements russes, preuve que la Russie contourne les sanctions.
Appelant, pendant une conférence de presse à l’ambassade d’Ukraine dans la capitale allemande, à des « actions robustes », il a jugé que seule une pression accrue sur Moscou « aiderait », au cours des négociations, à « mener à la fin de cette guerre ».
Selon lui, le volume de pétrole transporté par la flotte fantôme était le même en 2025 que l’année précédente, jouant un rôle clé dans le financement de l’effort de guerre russe.
« Si certains pays de l’UE commençaient à arrêter physiquement ces vaisseaux, je peux vous promettre que rien n’arriverait car les Russes ne sont pas aussi effrayants qu’ils veulent le faire croire. N’ayez pas peur, travaillons », a-t-il lancé, disant vouloir abaisser le volume de pétrole transporté de 10-20%.
« Nous avons apprécié les actions du gouvernement américain récemment s’agissant de six ou sept pétroliers, certains liés à la Russie. Nous trouvons que c’est un moyen très efficace de mettre en oeuvre des sanctions », a ajouté le responsable ukrainien, faisant référence aux saisies de navires en lien avec le Venezuela.
S’agissant des composants occidentaux retrouvés dans les drones et les missiles russes tirés sur l’Ukraine, M. Vlassiouk a également réclamé une mobilisation, notamment de la part de l’Allemagne.
« Je vais éviter de nommer ces entreprises (concernées) pour le moment mais voyons ce qu’on pourra faire dans deux semaines, ça dépendra des actions que nous verrons de la part du gouvernement allemand », a-t-il déclaré.
Dans son discours la semaine passée au Forum économique de Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà accusé ses alliés européens de manquer de fermeté vis-à-vis de Moscou, jugeant que l’Europe, « perdue » lorsqu’elle était confrontée à Donald Trump, manquait de « volonté politique » face à Vladimir Poutine.




