Cette semaine, un tribunal bangladais a levé les derniers obstacles juridiques à la signature du contrat prévu entre l’autorité portuaire de Chattogram (sud) – anciennement Chittagong – et l’entreprise émiratie.
A l’initiative de plusieurs syndicats, les agents du port ont cessé le travail dimanche, y causant de sérieuses perturbations dans les opérations de chargement et de déchargement des navires.
Selon le président de l’Association des opérateurs maritimes (BOTSOA), Fazle Ekram Chowdhury, la grève a réduit de 40% les activités portuaires dimanche.
« Si cette compagnie étrangère prend le contrôle du terminal, les agents seront contraints de prendre leur retraite, l’argent va prendre la direction de l’étranger et les revenus de l’Etat seront affectés », a accusé un responsable syndical Ibrahim Khokon.
Sollicité par l’AFP, le porte-parole du port n’a pas répondu immédiatement.
Les représentants des ouvriers ont annoncé leur intention de poursuivre leur mouvement lundi.
Selon l’autorité portuaire, près de 95% des importations et des exportations bangladaises transitent par les quatre terminaux à conteneurs de Chattogram.
Au pouvoir depuis la chute de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina à l’été 2024, le gouvernement provisoire dirigé par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a poussé la signature d’accords entre le port et les géants mondiaux du transport maritime pour y moderniser les opérations.
L’an dernier, le Bangladesh a ainsi confié pour trente ans au groupe danois Maersk la gestion d’un nouveau terminal à conteneurs à Chattogram.
Des législatives sont prévues le 12 février au Bangladesh.
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