Interrogée sur les points sensibles de Strasbourg et Lyon où les maires écologistes sortants sont en mauvaise posture face à deux « challengers de poids », la socialiste Catherine Trautmann d’une part et l’ancien dirigeant de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas (sans étiquette, soutenu par la droite et le centre) d’autre part, elle s’est dite « inquiète ».
« J’entends Mme Trautmann dire que son programme, c’est de déconstruire les pistes cyclables (…) J’entends Jean-Michel Aulas qui fait un concours de démagogie avec lui-même », proposant de « creuser un tunnel sous la ville à 8 milliards, de faire tout gratuit, les transports, la cantine, l’école, tout », a critiqué la dirigeante écologiste.
C’est du « maire bashing », a-t-elle observé, où on « tape tous les jours » sur le maire sortant, Jeanne Barseghian à Strasbourg et Gregory Doucet à Lyon.
« Mais plus on se rapproche de l’échéance, plus les électeurs regardent, +c’est bien mais ils proposent quoi ces gens?+ », a-t-elle noté. « On voit bien que dans cette phase-là, les sondages sont en train de remonter », a-t-elle affirmé.
Un sondage publié mercredi par le groupe Ebra montre que les maires écologistes sortants sont en position difficile à Strasbourg et Lyon, même si mieux placés à Besançon ou Grenoble. Réalisé à partir d’échantillons représentatifs de 600 électeurs, il montre également que Grégory Doucet et Jeanne Barseghian ne bénéficient pas d’une image très positive auprès de leurs administrés, avec respectivement 55 et 52% de mécontents.
Mais, a assuré Marine Tondelier, « les écologistes sont en mesure de gagner Lorient, Mulhouse, Fécamp, Talence.. », et vont « aider d’autres forces de gauche à conquérir Limoges, par exemple, Saint Etienne, Toulouse, Amiens… ».
Elle a par ailleurs regretté que La France insoumise présente partout des listes en solo. « Les habitants de ce pays qui veulent vivre dans des villes de gauche et écologistes, notre travail c’est de le leur permettre, c’est pas de faire des concours de muscles », s’est-elle agacé.
« Il y a un vote utile qui est en train de se mettre en place pour les listes de gauche unie, et ceux qui sont restés à l’écart et qui passent plus de temps, comme c’est le cas de de (Sébastien) Delogu à Marseille ou de (Sophia) Chikirou à Paris, à taper sur les socialistes ou sur la gauche plutôt que sur la droite et l’extrême droite qui menace, franchement, c’est irresponsable », a conclu Marine Tondelier.




