Le président de la République, accompagné des ministres de la Pêche (Catherine Chabaud) et de l’Agriculture (Annie Genevard), s’est entretenu pendant une bonne heure avec les représentants de France filière pêche et du Comité national des pêches dans l’enceinte du « Pavillon France » au Salon de l’agriculture.
Un échange « cordial », « constructif » pour les pêcheurs, qui assurent avoir obtenu le soutien du président pour appuyer leurs demandes à Bruxelles, où se décide toute la politique de la pêche.
La proposition de la Commission européenne, qui est de « 2 milliards d’euros pour le budget pêche pour l’ensemble de l’Europe » pour la période 2028-34, correspond à « une baisse de 60%, ce qui est totalement inacceptable », a déclaré à l’AFP le président du comité national des pêches, Olivier Le Nézet.
« Nous demandons la reconduction a minima de l’enveloppe globale de 6,1 mds (dont près de 570 millions pour la France), sans éparpillement des financements: l’objectif, c’est d’avoir une seule et unique enveloppe, gérée au niveau européen », a-t-il ajouté.
Il a aussi plaidé pour un soutien massif au renouvellement de la flotte française, dont les bateaux ont en moyenne 28 ans, pour attirer de nouveaux marins, alors que l’âge moyen à bord est actuellement de 50 ans.
« C’est vital pour notre filière et c’est vital aussi pour la protection du domaine maritime français et européen », a-t-il insisté.
Les pêcheurs assurent aussi avoir obtenu du président un soutien pour exiger de Bruxelles une « simplification du règlement des contrôles de pêche ».
Frédéric Toulliou, le président de France Filière pêche, qui regroupe les acteurs du secteur des mareyeurs aux distributeurs, a plaidé pour un soutien au « renforcement de la compétitivité », en « permettant une meilleure identification de l’origine France des produits ».
Tous ont souligné l’importance de « l’accès à la ressource », dénonçant des pratiques de pêche illégale dans les eaux européennes, notamment en ce qui concerne la pêche au maquereau.




