« Il s’agit du début d’année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l’OIM a commencé à recueillir ces données en 2014 », selon le projet Migrants disparus de l’OIM.
Un porte-parole de l’Organisation, a estimé que lors du dernier naufrage d’un bateau de migrants au large de l’île grecque de Crète samedi, « au moins 30 migrants sont présumés portés disparus ou morts après le chavirement de leur embarcation par mauvais temps », alors qu’ils tentaient de rejoindre la Grèce.
Selon les autorités grecques seuls quatre corps ont été repêchés jusqu’ici (trois hommes et une femme), tandis que les recherches se poursuivaient lundi avec quatre patrouilleurs pour retrouver d’éventuels survivants.
Samedi, vingt personnes avaient été secourues dans la zone maritime crétoise de Kaloi Limenes par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage, selon les autorités grecques.
Parmi les vingt migrants, essentiellement des Soudanais et des Egyptiens, se trouvaient quatre mineurs.
Selon l’OIM, l’embarcation était partie de Tobrouk, en Libye, le 19 février et avait chaviré à environ 20 milles nautiques au sud de Kali Limenes en Crète.
Depuis plus d’un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d’entrée dans l’Union européenne, au départ de la Libye. Mais la traversée s’avère périlleuse.
L’organisation appelle à « renforcer les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale pour sauver des vies et garantir un débarquement en lieu sûr », ainsi qu’à une « coopération régionale accrue ».
« Les réseaux de traite et de trafic illicite continuent d’exploiter les migrants en Méditerranée centrale », a souligné l’OIM soulignant la nécessité de « développer des voies sûres et régulières afin de réduire les risques et de sauver des vies ».




