Les faits se sont produits samedi à La Havane, soit trois jours après l’interception d’une vedette rapide en provenance des Etats-Unis dont les dix occupants voulaient mener une « infiltration à des fins terroristes », selon les autorités cubaines.
« Le samedi 28 février 2026, dix citoyens panaméens, résidant dans ce pays, ont été arrêtés », soupçonnés d’être « les auteurs d’actions de propagande contre l’ordre constitutionnel », a fait savoir le ministère de l’Intérieur dans un communiqué lu à la télévision nationale.
« Ces personnes avaient été dirigées vers Cuba dans le but de confectionner des affiches avec des contenus à caractère subversif contraires à l’ordre constitutionnel », ajoute le texte.
« Une fois l’objectif atteint, ils devaient quitter le pays et, à leur retour au Panama, ils devaient recevoir une somme d’argent qui, d’après leurs premières déclarations, devait osciller entre 1.000 et 1.500 dollars chacun », a précisé le ministère.
La Havane a dénoncé mercredi dernier une tentative d' »infiltration à des fins terroristes » d’un groupe armé après avoir abattu au large de l’île quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride, dans un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis.
Six autres occupants ont été blessés et reçoivent des soins médicaux à Cuba.
A bord de l’embarcation immatriculée en Floride, les garde-frontières ont découvert « une grande quantité d’armes à feu de différents calibres », notamment 14 fusils, 11 pistolets et près de 13.000 munitions, ont annoncé vendredi les autorités cubaines en dévoilant l’arsenal à la télévision.
L’incident s’est produit lorsqu’une frégate des garde-côtes s’est approchée de l’embarcation pour demander son identification, et que ses passagers ont répondu en ouvrant le feu. Cuba a affirmé jeudi que les Etats-Unis s’étaient dits prêts à « coopérer » à l’enquête sur l’échange de tirs.




