« La France a raison d’honorer ses engagements mais nous ferons très attention à ce que la France ne mette pas un doigt dans une guerre illégale qui a été décidée uniquement par Trump et Netanyahou », a prévenu la cheffe des députés LFI Mathilde Panot sur France inter.
« La France doit se situer du côté du cessez-le-feu immédiat, du droit international. Je suis très inquiète quand j’entends un ancien Premier ministre, Gabriel Attal, expliquer qu’il faudrait envoyer valser l’ONU qu’il compare à une ONG climatique », a-t-elle plaidé.
Lors de son allocution solennelle mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d’avions Rafale, d’une frégate et de moyens de défense anti-aérienne au Moyen-Orient.
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a reconnu sur X que « la protection de nos compatriotes, de nos alliés, le respect de nos engagements vis à vis de Chypre, l’intégrité territoriale du Liban ami, doivent être soutenus ».
Mais cela ne doit pas « conduire à un soutien implicite à la guerre conduite sans mandat par Trump et Netanyahu », a-t-il ajouté en demandant « le retour du droit international » et « le refus d’une escalade régionale dont personne ne maîtrise l’ampleur ».
Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a lui jugé que l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle « constitue un nouveau palier dans l’escalade militaire ».
« Si nous devons protéger nos ressortissants et nos soldats engagés dans un conflit déclenché par d’autres, la France ne doit en aucun cas devenir co-belligérante d’une guerre aux conséquences imprévisibles », a-t-il insisté.
« Refusons la spirale de la surenchère militaire. Faisons entendre une voix indépendante pour un cessez-le-feu, la reprise des négociations sous l’égide des Nations unies et le respect du droit international », a-t-il plaidé.




